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Des marchés court-termistes qui dissimulent un cocktail explosif

Les marchés reculent, l’euro dévisse, la Grèce inquiète, autant de sujets qui ont fait vaciller les marchés ces derniers jours. Mais globalement où en est-on?

Banques, le présage est douloureux

L’Espagne et JP Morgan sont deux exemples d’actualité qui laissent entrevoir l’avenir. Les bilans de banques sont plombés en Europe par des obligations d’Etat et de l’immobilier et par des CDS et de l’immobilier aux Etats Unis. Du côté de l’immobilier, on ne peut plus nier que la valorisation est nettement inférieur à celle qui apparaît dans le bilan des banques. Du côté des CDS, JP Morgan et sa perte de 2 milliards donne un aperçu d’un marché opaque, et de la façon dont les banques essayent de se défaire de leur CDS. Les agences de notation ne vont pas tarder à refaire parler d’elle et les mesures d’urgence de sauvetage risque de ressurgir, combien de banques feront-elles faillite?

Bourse, un retour au plus bas niveau

2012, année de reprise des places boursières? Une reprise stable semble peu envisageable. Les volumes sont faibles, les acteurs de moins en moins nombreux et les Banques Centrales essoufflées. L’injection massive de liquidités n’aura permis qu’une remontée artificielle. Sans injections, les cours ne peuvent que s’orienter à la baisse, entrecoupé de rebonds liés à des effets d’annonce…..

Retraites, cela fond comme neige au soleil

“La vieillesse est un naufrage”. Les mots du Général de Gaulle sonne un air de prophétie. Renversement de la pyramide des âges, schéma de Ponzi à la française, dépréciation des actifs détenus par les fonds de pension, baisse de l’immobilier, inflation, autant d’éléments qui ne présagent pas la stabilité du revenu post-travail. A cela il faut ajouter que l’effondrement des marchés financiers et une hausse de la fiscalité lié aux placements n’épargnera pas l’épargne des petits porteurs retraités…..

Dettes, des milliers de milliards

Que vont devenir les 15.000 milliards d’actifs fantômes qui restent encore aujourd’hui dans les comptes? L’infinie fragilité des créanciers face au recouvrement de la dette ne peut plus durer. Rien n’est mieux du côté de la dette privée et les classes moyennes risquent fort de trinquer et la paupérisation de s’installer.

La rencontre de ces quatre phénomènes explosifs risque fort de guider le second semestre 2012 ainsi qu’un coup de projecteur sur l’état ingérable de la dette américaine.