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Rallye des Princesses : le grand retour

Le samedi 28 mai dernier marquait le grand retour du Rallye des Princesses place Vendôme à Paris après une parenthèse de quatre ans.

Cette place est certainement l’une des plus emblématiques de la capitale :elle héberge le ministère de la Justice, le fameux hôtel Ritz, la plupart des grands joailliers.

En son centre la colonne de bronze érigée par Napoléon pour commémorer la bataille d’Austerlitz. Au fil des années, elle reçut les noms de colonne d’Austerlitz, puis colonne de la Victoire avant de devenir colonne de la Grande Armée. Elle est communément appelée colonne Vendôme.

Cette colonne de bronze de 44 mètres de haut est inspirée par la colonne Trajane située dans le forum Trajan à Rome.

Son fût, constitué de 98 tambours de pierre, est recouvert d’une chape coulée avec le bronze de 1 200 canons pris aux armées russes et autrichiennes .

Elle est surmontée de la statue de Napoléon 1er en tenue d’empereur romain.

Et c’est précisément elle qui sert de repère prestigieux et inamovible du Rallye des Princesses. Après quatre années de séparation forcée les princesses et leurs mécaniques rutilantes rayonnent à nouveau d’enthousiasme, impatientes déjà de savourer cette édition 2016 sur les plus belles routes de l’hexagone. Avant de s’abandonner au lèche-vitrines bien tentant face aux enseignes prestigieuses frappées en lettres d’or tout autour de cet écrin d’excellence, les équipages se sont soumis aux vérifications de ce 17e Rallye des Princesses. Contrôle technique, formalités, road book et stickage de voiture lors de la mise en parc fermé. Le tout dans la bonne humeur et avec des sourires radieux, le « check-in », a glissé sans effort sur cette belle journée de préparation. Et ce, avant la soirée de gala d’ouverture à l’Espace Vendôme, transformé, le temps d’une soirée magique, en palais des mille et une nuit.

Pour sûr : il y avait déjà un petit goût de Saint-Tropez… avant même le départ !

166 Princesses au départ. Avec quelques 83 équipages engagés, le RALLYE DES PRINCESSES version 2016, confirme qu’il reste bien le plus couru des rallyes féminins de France. Ce sont donc pas moins de 166 princesses qui sillonneront cette année les plus belles routes de l’Hexagone, soigneusement reconnues et préparées par l’organisation. Preuve de l’internationalisation du plus grand rendez-vous automobile au féminin : on dénombre pas moins de neuf nationalités différentes au départ cette année sur la prestigieuse Place Vendôme. Et si les Françaises et les Belges composent toujours la grande majorité du peloton, l’on retrouve également des princesses venues de Suisse et du Luxembourg, mais aussi de nettement plus loin, comme des Etats-Unis, du Canada, d’Uruguay et même des antipodes, en Nouvelle-Zélande !

La plus ancienne voiture :
une Healey de 67 ans. Magnifique avec ses phares cachés sous la grille de la calandre l’Austin Healey Silverstone rouge de 1950 engagée par les Belges Caroline Vanheede et Karine Stellamans, est le véhicule le plus ancien à prendre le départ de cette 17ème édition RALLYE DES PRINCESSES.
Fabriquée à une bonne centaine d’exemplaires, ce roadster a tout d’une sportive racée avec son moteur de 2,5 litres. Son concepteur, Donald Healey la conduisit même à la victoire lors de la prestigieuse Coupe des Alpes en 1949.

La plus jeune princesse au départ :
Clémence Rotrou, étudiante en deuxième année de médecine à Rouen, affiche le sourire rayonnant de ses vingt ans.
Elle prend le volant d’une superbe Alfa Romeo Giulia Spider de 1973.

Laissons le dernier mot à l’organisatrice, Viviane Zaniroli :
Cette 17ème édition RALLYE DES PRINCESSES s’annonce vraiment passionnante. Les 83 équipages qui nous ont rejoint au départ pour notre retour sur le site prestigieux de la Place Vendôme ne s’y sont pas trompés. Le plateau est impressionnant, tant en quantité qu’en qualité et confirme, une fois encore, le succès croissant que connaît le plus grand rallye 100% féminin organisé dans l’hexagone. Le parcours s’annonce à la fois merveilleux et exigeant avec le passage par les Alpes. Je tiens à remercier toutes les concurrentes qui, malgré certaines informations alarmantes, n’ont cessé de nous soutenir dans nos recherches de solutions. Aujourd’hui je tiens d’ailleurs à rassurer tout le monde sur la problématique de disponibilité de carburant qui, heureusement, n’impactera pas réellement le bon déroulement de notre épreuve. »

Olivier THIBAUD