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La maison de couture française Balmain à été rachetée par les qataris et la société d’investissement Mayhoola, déjà propriétaire de la marque de luxe italienne Valentino.

“A l’issue de cette transaction, Mayhoola for Investments détiendra 100% du capital de Balmain”, a confirmé Bucéphale Finance, société spécialisée dans le conseil en matière de fusions-acquisitions mandatée en février par les héritières pour chercher un repreneur, sans dévoiler le montant de la cession du fleuron de la mode et du luxe à la française.

Près de 500 millions d’euros

L’entrée au capital de Mayhoola, véhicule d’investissement soutenu par l’émir du Qatar, “permettra à la marque d’accélérer son développement, notamment avec l’ouverture de nouvelles boutiques à l’international”, ajoute Bucéphale dans un communiqué.

Le quotidien économique Les Echos affirme de son côté que le Qatar offre “485 millions d’euros” pour s’emparer de Balmain, détenu à 70% par les héritières de l’ancien PDG Alain Hivelin mort en décembre 2014, et à 30% par la direction. L’offre émanant du Qatar est supérieure aux estimations attendues (300 à 400 millions d’euros).

La maison Balmain, créée en 1945 par le couturier Pierre Balmain réalise un chiffre d’affaires annuel de 120 millions d’euros, se voit ainsi “valorisée pas moins de 15 fois son ebitda” (ndlr : excédent brut d’exploitation, qui mesure la rentabilité) .

Plusieurs acheteurs étaient sur les rangs

Plusieurs investisseurs étaient sur les rangs, dont le fonds français L Capital, des anglo-saxons à l’instar de Permira, ou asiatiques, tel que le hong-kongais Li ka-Shing.

Au décès du fondateur Pierre Balmain (en 1982), elle avait été rachetée par un industriel canadien, puis revendue à un ancien dirigeant de LVMH, Alain Chevalier, pour être placée un peu plus d’un an après en redressement judiciaire. La marque avait été reprise ensuite par Alain Hivelin.

Depuis 2011, la maison connaît un nouvel élan sous l’impulsion de son jeune directeur artistique Olivier Rousteing qui mise beaucoup sur la communication via les réseaux sociaux.