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Dans un pays qui se déchire sur cette question, la Cour suprême des Etats-Unis a rendu une décision historique, lundi 27 juin, en réaffirmant le droit des femmes à avorter. Des centaines de militantes se sont rassemblées devant l’édifice pour manifester leur joie.usa-justice-avortement-femmes-societe-elections-a2442ff54297ed269b803fd7131fbfb62c347a46-660x440

Une décision historique et majeure s’est décidée lundi. La haute cour statuait sur une loi adoptée en 2013, au Texas qui impose aux cliniques pratiquant des avortements de posséder le matériel chirurgical d’un milieu hospitalier, ce qui a entraîné la fermeture de plusieurs dizaines de centres d’interruption volontaire de grossesse (IVG) en deux ans. Le texte obligeait également les médecins pratiquant des avortements à disposer d’un droit d’admission de leurs patientes dans un hôpital local. Cette norme avait pour conséquence, un nombre de lit supplémentaires a ajouter, une requête impossible a réaliser pour ces centres.

Rendu à la majorité de cinq juges contre trois, représente une victoire emblématique pour les militants du droit à l’IVG. Les obstacles au droit à l’avortement sont sous plusieurs formes comme l’interdiction des méthodes médicales les plus courantes, une réduction stricte de la période autorisée pour une IVG ou encore des pressions psychologiques de centres d’avortement. Dans certaines régions des Etats-Unis, des femmes changent d’états et font des kilomètres juste pour avorter.

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Une décision majeure dans une année électorale

Cette décision, qui va dans le sens des démocrates et surtout un revers pour les républicains, ne manque pas de poids en pleine année électorale. Dans un tweet, Hillary Clinton, candidate à la Maison Blanche, a déclaré que cette décision de la Cour suprême était une “victoire pour les femmes” et a ajouté: “Avorter en sécurité devrait être un droit pas seulement sur le papier, mais aussi dans la réalité”.

Elle continue sur le sujet : “Le combat pour le droit à l’avortement n’est pas fini. Le prochain président devra protéger la santé des femmes.” Dans cette déclaration, la candidate démocrate fait référence aux propos de Donald Trump, qui sera son adversaire républicain lors de la présidentielle, qui avait déclaré, en mars, que les femmes se faisant avorter devraient être puni.