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Suite aux attaques récurrentes islamistes sur le sol français, le gouvernement rouvre le débat d’une réorganisation des institutions de l’Islam. Bernard Cazeneuse envisagerait un concordat.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, réfléchirait à un concordat entre l’Islam et la France selon le Canard Enchaîné. Il a d’ailleurs déclaré : “il faut arrêter de se faire instrumentaliser par la droite sur la question de l’islam”.

Un concordat impliquerait une réorganisation de la religion en France :  mieux encadrer le financement des mosquées, la formation des imams, la rémunération par l’Etat des ministres des Cultes et la validation de leur nomination. Il est aussi question de la radicalisation, car dans le contexte présent le but est d’endiguer ce phénomène et surtout de réaffirmer le principe de laïcité, symbole de la République Française.

Qu’est-ce-qu’un concordat ?

Un concordat est en fait un traité signé entre une religion et un Etat pour éclaircir leur relation. La France en a déjà signé plusieurs dans son Histoire avec l”Eglise. Un concordat doit également respecter plusieurs clauses établies entre les deux parties : en l’occurrence dans ce cas présent les imams pourraient être diplômés et reconnus et l’Etat Français de son côté financerait les mosquées.

Les anciennes mesures

En 2003, Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur avait créé le Conseil français du culte musulman. Depuis il n’est plus vraiment d’actualité, cependant le “plan pour l’Islam de France” lancé en 2015 a invité les imams à suivre des formations civiques et civiles dans des universités. L’objectif est toujours le même un an après : éviter les prédicateurs indépendants et autoproclamés qui prêchent parfois l’Islam radical dans les mosquées.

Aurélie Robert