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Le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, a accepté une invitation de la part du président mexicain Enrique Peña Nieto.

La course à la présidence bat son plein aux Etats-Unis en cette rentrée 2016. Plutôt catégorique quant aux relations diplomatiques qu’il comptait avoir avec le Mexique, Donald Trump change son fusil d’épaule puisqu’il vient d’accepter une invitation de la part du président mexicain, Enrique Peña Nieto.
C’est sur twitter que l’information a été révélée, et ce, par l’ex homme d’affaires en personne !

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Il faut néanmoins relativiser l’annonce, tout du moins surprenante, de cette rencontre entre Trump et Nieto, puisque une invitation a aussi été envoyée à la candidate démocrate, Hillary Clinton, comme le précise un communiqué officiel de la présidence mexicaine. La rencontre sera d’ordre privé compte tenu de l’hostilité grandissante des citoyens mexicains à l’égard de Donald Trump.

Des déclarations violentes contre le Mexique.

Pour bien comprendre l’étonnement général qu’a provoqué cette annonce, il faut remonter au 5 mars 2015. Donald trump écrivait alors sur Twitter : “Le système judiciaire mexicain est corrompu. Je ne veux rien avoir à faire avec Mexico à l’exception de la construction d’un impénétrable mur les empêchant d’escroquer les Etats-Unis.”

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Il indiquait aussi quelques jours plus tard vouloir expulser les quelques 11 millions de sans papiers mexicains qui passent la frontière pour rejoindre en grande partie l’Arizona, la principale porte d’entrée des clandestins mexicains. Il menaçait par ailleurs de supprimer l’accord de libre échange entre les Etats Unis et le Mexique (l’ALENA, ndlr) ainsi que de rétablir les tarifs douaniers.

Un seul objectif : se relancer dans les sondages.

Cette rencontre avec un chef d’Etat, qui sera la première du genre pour Trump, est motivée par plusieurs enjeux. Tout d’abord, il compte améliorer ses relations auprès de l’électorat noir et sud américain en montrant son ouverture aux populations étrangères. Par ailleurs, il compte se relancer dans les sondages. Car depuis quelques semaines, ces derniers ne sont pas en sa faveur, comme le révélait celui publié pour le Washington PostABC News, créditant Hillary Clinton de 50% des intentions de vote contre 42 pour Donald Trump.