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Ce dimanche 11 septembre 2016, la candidate démocrate à la présidence des Etats-Unis a fait un point sur son état de santé. Son médecin indique qu’elle souffre d’une pneumonie.

Une quinte de toux lors d’un discours à Cleveland le 5 septembre denier : il n’en fallait pas plus pour que les détracteurs d’Hillary Clinton s’alarment de l’Etat de santé de l’ancienne première dame des Etats-Unis.

Mais hier la pression médiatique s’est sensiblement accrue. Donald Trump et Hillary Clinton étaient tous deux présents sur le site de “Ground Zero” pour commémorer le 15ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. L’émotion était palpable et la chaleur aussi : il faisait 28 degrés Celsius dans Big Apple. C’est alors qu’Hillary Clinton, 68 ans, est obligée de quitter les lieux des commémorations, se sentant mal. Elle prend alors le chemin de sa voiture, accompagnée par ses collaborateurs. Elle tente de monter dans son 4×4 mais Hillary Clinton vacille, et tombe dans les bras de ses gardes du corps.

Dans la précipitation, le camp démocrate annonce alors à la presse que sa candidate avait souffert d’un coup de chaud, avant de se raviser quelques heures plus tard, étant obligé d’avouer que Mme. Clinton souffre d’une pneumonie. Et ce, depuis vendredi dernier.

Un tournant de la campagne ?

La santé d’Hillary Clinton est devenue un argument de campagne récurrent dans le camp des Républicains. Donald Trump déclarait même cet été que sa rivale n’avait pas «l’endurance physique et mentale» pour être présidente…

La mauvaise stratégie de communication du camp démocrate est, selon les spécialistes, une grave erreur de campagne. Cacher l’état de santé d’un candidat ne met pas en confiance les électeurs. Et pour preuve, sil n’y avait pas eu cette vidéo amateur qui filmait le malaise de la candidate démocrate, jamais le clan d’Hillary Clinton n’aurait communiqué son état de santé.

Les propositions les plus folles sont alors étudiées aux Etats-Unis. Un collège de médecin propose même d’examiner, de façon objective, les deux candidats, et de rendre un bilan de santé précis pour chacun d’eux.

Quoi qu’il en soit, Hillary Clinton, contrainte au repos forcé, a déjà annoncé qu’elle ne se rendrait pas aujourd’hui en Californie où elle devait y tenir un discours économique.

Valentin Demay