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Ce mercredi 14 septembre 2016 a eu lieu l’élection du nouveau président de l’UEFA. Aleksander Ceferin, 49 ans, a remporté l’élection au dépend de Michel Van Praag. Portrait du nouvel homme fort du football européen.

Businessman, avocat de formation, président de la fédération slovène, voilà les caractéristiques principales du nouveau président de l’UEFA : Aleksander Ceferin.

Dans la lignée de son prédécesseur, il compte bien défendre les “petits”. Entendez : “défendre les petites nations du football européen”, à l’instar d’Andorre ou de Malte. C’est ce qui lui vaut d’avoir été soutenu par la France. Etant lui-même issu d’une fédération “moins importante”, comparée a celles que sont l’Allemagne ou encore l’Italie, il sait ce que recherchent les petites nations du football européen. Il espère ainsi protéger leurs intérêts sportifs et financier.

Le changement, c’est maintenant ?

Aleksander Ceferin est à la tête du plan grand cabinet d’avocats de Slovénie. Vous imaginez bien que financièrement parlant, il se porte plutôt bien. C’est là son avantage, il se dit être totalement indépendant, tant sur le plan idéologique que financier. Et l’on sait à quel point montrer “patte blanche”, est important en ce moment.

Par ailleurs, il veut “un vent de changement” au sein de l’organisme qui gère le football européen. Sa première mesure phare, sera la mise en place d’un nombre limité de mandat. “On ne peut pas être président de l’UEFA ou membre du comité exécutif pendant vingt ans, ce n’est pas possible. Quand vous êtes là depuis si longtemps, vous pensez que l’instance vous appartient, vous vous prenez pour un roi, vous ratez les trains, vous vous endormez”. Cette déclaration fait évidemment écho a la présidence de Sepp Blatter, quand il était encore à la tête de la FIFA.

Enfin, il compte remodeler l’économie du football européen. Tout d’abord il compte rééquilibrer les rendements des droits TV entre les fédérations, pour que l’équité soit au mieux respectée entre les grandes et les petites nations. De plus, il veut faire de la Ligue des Champions, une compétition “bankable”. Autrement dit, il veut la rendre plus rentable :”La Ligue des champions génère moins d’argent que le SuperBowl: c’est étrange, car c’est une compétition bien plus populaire”. Son objectif est de faire passer les revenus, tirés de la compétition, de 500 millions à 2 milliards d’euros !

Valentin Demay