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Immochan, le promoteur d’EuropaCity, doit amender le projet et tenir compte des réfléxions exprimées lors du débat public pour que le complexe puisse voir le jour en 2024.

Mais avant toute chose, EuropaCity, qu’est ce que c’est?

EuropaCity est un méga-complexe commercial de loisirs prévu au nord de Paris, situé dans le triangle de Gonesse (Val-d’Oise). Un complexe, donc, lancé par la branche immobilière du groupe Auchan, Immochan. Selon le promoteur, l’ouverture programmée pour 2024, doit attirer un total de 30 millions de visiteurs par an, soit l’équivalent de la fréquentation touristique de Paris en 2013, pour un investissement privé de 3,1 milliards d’euros. L’objectif serait ainsi de construire sur 80 hectares de terres agricoles (à titre comparatif, Disneyland Paris totalise 57 hectares) quelques 500 commerces, 2700 chambres d’hôtels, et de multiples espaces consacrés aux loisirs et à la culture. Cet espace comprendrait un parc aquatique avec surf et spa, des pistes de ski d’intérieur, un parc d’attractions de 150,000 mètres carré, un halle d’exposition, un cirque, une ferme urbaine…

Cependant, des associations et groupes locaux s’opposent au projet pour plusieurs raisons. En effet, un écart séparerait les emplois proposés à EuropaCity avec les qualifications des habitants du territoire. De plus, l’estimation prévoyant une création de 11 800 emplois, ne prend pas en compte le fait que certains emplois à proximité du parc, seraient potentiellement détruits par la concurrence qu’instaurerait le complexe.

Un rapport du débat a finalement été remis par Claude Brévan, présidente de la commission spéciale de l’organisation du projet. D’après elle, la conviction évoquée en conclusion est simple:

“Des quantités d’informations qualifiées ont été rapportées, dont le maître d’ouvrage doit se saisir pour faire évoluer son projet.”

D’après le compte rendu du débat, “le projet EuropaCity porte une vision de l’évolution de la société qui n’a pas fait l’unanimité.”

Le maitre d’ouvrage dispose désormais de 3 mois afin de faire évoluer son projet, tout en prenant en compte les réflexions exprimées lors du débat public. Les opposants eux veulent renforcer leur mobilisation, dans le but qu’EuropaCity ne voit jamais le jour.

Thibault Hadziavdic