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Emmanuel Macron sera mardi 4 octobre 2016 à Strasbourg pour livrer son premier diagnostic de l’état de la France.

Même si l’ancien ministre de l’économie sature l’espace médiatique depuis sa démission du gouvernement, ses propositions restent quant à elles, pour le moins succinctes. Mais la donne pourrait bien changer demain, puisque Emmanuel Macron dévoilera son premier diagnostique de l’état de la France et peut-être même ses premières propositions politiques, à l’occasion du premier jour d’une session mensuelle du Parlement européen.
Car en attendant d’annoncer sa candidature pour l’élection présidentielle, ses concurrents potentiels prennent de l’avance, se targuant même de quelques piques plus ou moins distillées à son encontre. Comme Arnaud Montebourg : « Macron ? Je n’en pense rien parce que je ne sais pas ce qu’il est », ou encore Marine Le Pen « Il surfe sur du vent ».

Un agenda politique qui prend forme

L’endroit qu’il a choisi pour exposer publiquement ses premières propositions est aussi symbolique. Le Parlement Européen. Le lien est tout trouvé, puisqu’Emmanuel Macron déclarait vouloir “sauver l’Europe” il y’a seulement quelques mois.
Ce rendez vous politique sera le premier d’une série de trois meetings. A Strasbourg, à cette France « qui subit », Emmanuel Macron évoquera des sujets axés sur la citoyenneté, les institutions ou encore l’engagement politique. Au Mans, une semaine plus tard, son discours sera plus axé sur l’économie. Enfin à Montpellier, le 18 octobre, il parlera de la laïcité et de l’éducation. C’est seulement après ces rendez-vous qu’Emmanuel Macron proposera son « plan de transformation » du pays.

En revanche, la question de la déclaration de sa candidature reste encore floue. Même pour ses proches qui se divisent en deux camps. Le premier voulant une déclaration rapide afin de venir directement concurrencer François Hollande et autres cadors politiques. Et le second qui veut attendre de voir son action sur le terrain et son rapport à la population. Autrement dit, attendre des sondages venant confirmer sa capacité à renverser les candidats de gauche.

Valentin Demay