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Les météorologues ne diront pas le contraire même si l’adage populaire veut qu’un clou chasse l’autre. Dans les clous on y est justement, enfin, disons plutôt qu’on a failli y être…

L’année électorale avait plutôt bien commencé. Un petit air frais d’organisation rigoureuse était presque venu à bout des nuages noirs qui assombrissaient le ciel politique français depuis quelques mois. Primaires organisées à droite et à gauche, débats agités mais sans précipitation(s) ; chacun paraissait maintenir le cap pour ne pas perdre le Nord. Une petite bise légère semblait annoncer le réveil printanier des idéaux engourdis par un hiver des consciences et de la tolérance.

Certitudes éventées

Et puis la première bourrasque a soufflé. Elle n’a pas ébranlé le navire des certitudes de tout bords. Quand les premières vagues sont venues, le remous a été maîtrisé, et puis la houle s’est déchaînée. L’heure de la tempête à sonné. Sur le pont ou aux abris, on a essuyé le gros temps.
Et puis une autre tempête est venue ; une petite trombe insidieuse nommée terrorisme a fait planer sur l’hexagone son vent tourbillonnant d’angoisse et de questionnement. Le souffle dévastateur a été contré.

Lignes de conduite ébranlées

Et puis le vent, le vrai, sans doute vexé par ces tempêtes médiatiques s’est mis à souffler, pour de bon. Il a secoué les lignes électriques mais aussi les lignes de conduite de droite et de gauche et l’arbre qui cachait les nébulosités politiques s’est ébranlé. Il finira peut-être par tomber.
D’autres tempête sont passées, d’autres encore sont annoncées. Certains idéaux sont tombés, d’autres ont résisté. Ainsi va l’info, ainsi va la météo.

Magali Menin