La “loi mannequin” entre en vigueur!

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Aujourd’hui, la “loi mannequin” est entrée en “vigueur”. Ces décrets s’appliquent pour les mannequins français mais également aux mannequins qui sont issus d’un autre pays de l’espace Economique européen, travaillant en France.

La “loi Mannequin” contre l’anorexie

Désormais, les mannequins devront fournir un certificat attestant qu’ils ne sont pas trop maigres pour exercer leur profession.Ce document officiel sera valable pendant deux ans. Les mannequins qui auront un indice de masse corporelle inférieur à 18.5 seront considérés comme trop maigres pour défiler. Si un employeur embauche un mannequin qui ne respecte pas la norme dictée par le ministère de la Santé, il sera passible de six mois de prison et de 75 000 euros d’amende.                                                              A cause des dictats de la Mode, plus de 600 000 jeunes sont touchés par des troubles alimentaires. Le principal but de cette “loi mannequin” est de lutter contre l’anorexie qui se développe de plus en plus en France. L’anorexie est la seconde cause de mortalité, après les accidents de la route, chez les jeunes de 15-24 ans selon le ministère de la santé.

Un peu plus de précision dans les médias

Cette loi qui a été votée en janvier 2016 impose une seconde mesure. L’inscription “photographie retouchée”  sera obligatoire si l’apparence corporelle des mannequins a été modifiés à l’aide de logiciel, sous peine d’une amende de 37.500 euros. Cet impératif s’applique sur les photographies “insérées dans des messages publicitaires” dans les médias, précise le décret publié hier.

Un retard rattrapé ?

La France n’est pas le premier pays à se battre contre l’apologie de la maigreur. En 2006, l’Espagne, et plus précisément Madrid, avait interdit les mannequins dont l’IMC était inférieur à 18. L’Israël, la Belgique ou encore l’Italie ont déjà adopté cette nouvelle mesure. Espérons que ces nouveaux textes de lois vont pousser le monde de la mode à tourner la page des mannequins extrêmement maigres.

Maryann Lorcet