17 mai 2017 : journée mondiale contre l’homophobie

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Ce mercredi 17 mai 2017 signifie beaucoup pour les homosexuels du monde puisque c’est la journée mondiale contre l’homophobie. Cette journée symbolise beaucoup pour tous les homosexuels qui doivent lutter sans relâche à travers le monde pour que leur orientation sexuelle soit respectée.

Des initiatives pour lutter ensemble

Alors que des manifestations ont eu lieu dans la journée dans le monde pour lutter contre l’homophobie, d’autres ont eu l’idée de s’embrasser. Un baiser pour soutenir le combat. Sur Instagram les gens étaient invités à partager un baiser pour se mobiliser en protestant contre les exactions commises contre la communauté LGBT de Tchétchénie. Plus de 4000 couples de tout horizon et de toutes orientation sexuelles confondu ont déjà joué le jeu sur Instagram. C’est l’initiative de l’association brésilienne “Sexuality outside the Box” qui souhaitait créer “le plus grand baiser numérique du monde” et ainsi en finir avec “la réduction au silence de la population LGBTQIA en Russie” comme le rapporte le site britannique “Pink News”.

Une triste réalité

Est-ce qu’on a encore besoin d’une journée pour lutter contre l’homophobie aujourd’hui ? Malheureusement, oui. La communauté LGBT subit tous les jours à travers le monde des menaces, des agressions ou encore des insultes. Et ce genre d’actes criminels n’a pas lieu qu’à l’étranger mais également en France.

Le 3 mars, un militant LGBT avait été séquestré, molesté et violé à Marseille. Il avait alors confié son calvaire et ce qu’il ressentait après son agression. “Ils m’ont brisé, m’ont volé ma dignité. Parfois, mes proches me parlent, mais je ne les entends pas. Mon corps est présent, mais mon esprit est ailleurs. Je me demande à combien d’autres personnes ils ont fait ça…”. Il explique également pourquoi il avait fui l’Algérie en 2014, puisqu’il défendait les femmes et les homosexuels. A propos de la France, il confie ceci : “Je pensais y trouver la paix et échapper à la haine, mais au pays du mariage pour tous, c’est encore pire. Je pensais être à l’abri, mais la violence à laquelle j’ai été confronté rend la situation invivable”.

Mais alors qu’en France, la lutte contre l’homophobie est largement suivi, certains n’ont même pas pu apporter leur soutien, c’est le cas des LGBT libanais qui ont du faire marcher arrière et annuler leurs festivités à cause des menaces d’une organisation musulmane. Alors que la LGBT libanaise voulaient fêter pendant une semaine la journée mondiale contre l’homophobie, elle s’en est vu empêcher. La semaine devait commencer par un séminaire dans un hôtel et au dernier moment, cela leur a été refusé. Cela viendrait, d’après un journal libanais, de pression de plusieurs instances religieuses musulmanes. L’une d’entre elle, c’est exprimé sur Facebook “les réseaux sociaux nous ont informés de l’organisation d’un festival pour les déviants sexuels, sous le titre de Journée mondiale contre l’homophobie, où l’opinion publique serait encouragée à la déviance”, ils n’hésitent pas non plus à menacer les autorités d’avoir “recours à la force pour […] pour empêcher le déroulement de cet événement qui porte atteinte à la chasteté et l’honneur”. Rappelons que le code pénal au Liban, condamne de façon non explicite les personnes ayant des rapports avec des individus de même sexe. D’après l’article 534 “les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée d’un mois à un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises”. Ce texte de loi est fortement contesté par plusieurs juges et avocats.

Le combat est donc loin d’être terminé pour qu’enfin les personnes soient libre d’être avec qui elles le souhaitent.

Manon Anger