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62 personnes, dont un français, ont trouvé la mort dans un feu de forêt s’étant déclaré samedi 19 juin dans le centre du Portugal. Malgré une baisse des foyers d’incendie et de la température, les pompiers et services de secours sont sur le qui-vive. 

Tout le Portugal est en deuil en ce lundi 19 juin. 62 personnes sont décédées pour autant de blessés dans un terrible incendie de forêt commencé samedi 17 juin. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé aujourd’hui qu’un français comptait parmi les victimes. Le feu avait débuté au centre du pays avant de se propager dans les régions de Castelo Branco et Coimbra.

La plupart des victimes se sont retrouvées piégées dans leur maison, d’autres dans leur voiture sur la nationale 236. À la télévision portugaise, Maria de Fatima Nunes, une des rescapées du drame, a déclaré: “C’était vraiment l’enfer. Je pensais que la fin du monde était venue. J’ai cru que je n’allais pas m’en sortir“.

Les pompiers encore mobilisés

Ce lundi, soit deux jours après le début de l’incendie près de 1,000 pompiers étaient encore mobilisés pour combattre cette catastrophe. En une nuit, le nombre de foyers d’incendie a été réduit de moitié (il n’en reste plus que 35), ce qui n’empêche pas une forte mobilisation des services de secours. La protection civile a d’ailleurs rappelé que le “risque d’incendie est maximal” dans le centre du pays.

Les scènes passées à la télévision ou décrites par des rescapés font également état d’un paysage ravagé, de nombreuses collines ayant entièrement été dévastées par le feu.

“Un orage sec à l’origine”

Après la découverte d’un arbre frappé par la foudre, la police judiciaire a conclu qu'”un orage sec est à l’origine de l’incendie“, écartant donc la thèse d’un incendie criminel. Le Portugal a connu des températures caniculaires ce week-end, dépassant parfois 40 degrés de moyenne dans plusieurs régions.

Le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa s’est prononcé, très touché par l’une des catastrophes les plus meurtrières de son pays: “Notre douleur est immense, tout comme notre solidarité avec des familles des victimes de la tragédie. (…) Nous ressentons un sentiment d’injustice, car la tragédie a touché des Portugais dont on parle peu, d’une zone rurale isolée”. 

Après l’arrivée de quatre Canadairs espagnols et trois avions français dimanche 18 juin, ce sont deux avions italiens et deux espagnols, accompagnés de renforts terrestres, qui arrivent ce lundi pour prêter main forte aux services locaux. Cette coalition s’est réalisée dans le cadre du mécanisme européen de protection civile demandé par Lisbonne.

Pierre MORIN