SHARE

Sur 700 produits en France, 37% ont des compositions ” dangereuses” explique la répression des fraudes.

La direction digénérale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mentionné de nombreuses “anomalies” dans son enquête 2016 sur les produits cosmétiques. Un bilan a été publié ce vendredi 23 juin 2017. Et que dire…

Étiquettes trompeuses, compositions “non conformes”, absence de mentions obligatoires comme la date de péremption, ou la non-utilisation de la langue française. Des produits de beauté qui contiendraient des perturbateurs endocriniens. Voici le bilan qui a été fait pas la DGCCRF sur l’année 2016.

“Étiquettes trompeuses, compositions “non conformes”, absence de mentions obligatoires comme la date de péremption”

Sur 8000 produits, 22% ont des compositions anormales et ” dangereuses”. On dénombre 500 produits qui ont des étiquettes non conformes, langue non française, absence de la date de péremption. On constate aussi que certaines étiquettes ne comprennent pas la liste des ingrédients. Elles ne mentionnent pas la présence d’allergènes alors que les produits en contiennent. Pire encore, une centaine de produits présentent de faux propos “clairement trompeurs”. On peut noter “sans allergènes”, “sans parabènes” ou encore “sans parfum”.

“Sur 8000 produits, 22% ont des compositions anormales et ” dangereuses”.”

La DGCCRF relève que sur 8000 produits contrôlés, 700 ont eu une analyse en laboratoire. Le résultat est alarmant, 37% de ces produits avaient des compositions “non conformes”, 15% d’entres eux sont considérés comme dangereux.

“37% de ces produits avaient des compositions “non conformes”, 15% d’entres eux sont considérés comme dangereux. “

Les cosmétiques ayant des anomalies sont un réel problème mais ils ne concerneraient qu’une infime partie des volumes du secteur, sur 1 million de formules différentes autorisées dans l’Union européenne.

L’enquête de la DGCCRF a abouti à 377 avertissements, 188 mesures de police administrative, 79 procès-verbaux et 16 saisies. Un “renforcement de la communication sur la réglementation” envers les PME-TPE du secteur est prévu.

“L’enquête de la DGCCRF a abouti à 377 avertissements, 188 mesures de police administrative, 79 procès-verbaux et 16 saisies.”

Attention aux produits artisanaux. Les petites entreprises  “méconnaissent encore l’étendue des obligations qui leur incombent, les considérant comme des formalités administratives lourdes”, alors que ces manquements sont pourtant “préjudiciables” pour le consommateur explique la DGCCRF.

Sarah NOUFI