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Le groupe pétrolier a signé lundi 3 juillet un contrat avec l’Iran estimé à 4,8 millions de dollars par an. Cet accord consistera à développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Un méga-contrat en or noir. Total confirme aujourd’hui la signature d’un contrat qui s’élève à 4,8 millions de dollars (4,2 milliards d’euros). Le projet émane d’un protocole d’accord entre le pétrolier français et NIOC, la compagnie nationale iranienne. Cet accord de principe avait été signé le 16 novembre 2016. La production sur le plus grand gisement de gaz naturel planétaire commencera 40 mois à compter de la signature du contrat, selon une source au ministère iranien du Pétrole. Total sera ainsi aux manettes du projet Pars Sud 11 et son principal actionnaire à 50,1% des parts. Les autres actionnaires seront la compagnie nationale chinoise CNPC (à 30%) et Petropars, une filiale de la NIOC (à 19,9%). Total sera donc à la tête d’un grand consortium international.

Le retour de la France en Iran

C’est le grand retour du pétrolier français en Iran, après deux années de sanction envers le pays. Dans les années 2000, Total avait développé les phases 2 et 3 de South Pars, jouant ainsi un rôle majeur dans le pays pétrolier. Mais des sanctions avaient été prises à l’encontre de Téhéran à cause de son programme nucléaire. Total s’était donc retirée de toute collaboration commerciale avec Téhéran, alors que le français était déjà présent dans le pays depuis 1954. Des incertitudes financières étaient également à l’origine du retrait de Total dans ses projets avec l’Iran. La France devient donc le premier pays occidental à revenir dans les territoir iranien.

Un marché historique

En juillet 2015, Téhéran et les grandes puissances avaient signé un accord encadrant les activités nucléaires du pays. En échange de cela, il était convenu qu’un allégement voire une levée des sanctions soit accordée au gouvernement iranien. Avec la phase 11 de South Pars, Total devient donc le premier groupe pétrolier à signer un contrat avec la République islamique iranienne depuis la signature de cet accord. Washington garde toutefois un oeil sur le dossier iranien. Le gouvernement américain a en effet récemment indiqué qu’il pourrait de nouveau mettre à exécution des sanctions envers le pays, si Téhéran ne respectait pas les termes du protocole de l’accord sur le nucléaire iranien.