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Le chef d’état-major des armées menace de démissionner, selon Les Echos. Le général de Villiers compte dénoncer les coupures budgétaires du gouvernement.

Les militaires au garde à vous face à Bercy. Mercredi 12 juillet, le chef d’état-major des armées s’est dit prêt à démissionner lors d’une séance de la commission de Défense de l’Assemblée nationale. Devant une cinquantaine de députés, le général Pierre de Villiers a reproché au gouvernement les restrictions budgétaires annoncées. Le chef militaire compte ainsi se battre contre le nouveau budget alloué à ses troupes.

Le général en colère

A la veille du défilé du 14 juillet, le chef d’état-major ne mâche pas ses mots. Toujours selon Les Echos, le général aurait vivement exprimé son mécontentement. “Je ne vais pas me faire baiser comme ça”, aurait-il déclaré face aux députés. Le général aurait ensuite plaidé pour ses troupes : “je ne pourrai plus regarder mes gars dans les yeux si on réduit encore nos moyens”. “Beaucoup de jeunes officiers n’arrivent même plus à se loger”, aurait-il ajouté. Le matin même de cette réunion, un décret paru au Journal Officiel avait toutefois prolongé le mandat du général jusqu’au 31 juillet 2018.

Un budget revu à la baisse

Le chef d’état-major n’accepterait donc pas la coupure budgétaire de 850 millions d’euros infligée au budget du ministère de la Défense, explique Les Echos. Le Premier Ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Action et des comptes publiques, Gérald Darmanin, avait annoncé cette revue à la baisse du budget de la Défense le mardi 11 juillet. Ce budget allégé fait ainsi partie du plan économique de 4,5 millions d’euros rendu publique par les deux hommes du gouvernement le même jour. “Le ministère de la Défense a été la principale victime des politiques de révision générale des politiques publiques”, aurait dénoncé à ce propos le général Pierre de Villers devant les députés.