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Des explosions ont été entendues dans Mossoul, pas encore complètement pacifié quatre jours après la reprise de la ville par les forces gouvernementales irakiennes. Des poches de résistance de l’État islamique subsistent dans la vieille ville.

L’armée irakienne cherchait toujours vendredi à éliminer les dernières poches de résistance des combattants de l’organisation État islamique dans la vieille ville de Mossoul, quatre jours après la proclamation de la victoire par la Premier ministre irakien Haïdar al Abadi.

Des habitants de Mossoul ont entendu des explosions et des hélicoptères des forces gouvernementales ont survolé la ville. « Trois obus de mortiers ont explosé dans notre quartier », a dit par téléphone un habitant de Faissaliah, dans l’est de Mossoul, sur les bords du Tigre.

Climat d’instabilité depuis l’invasion américaine en 2003

Lundi 10 juillet, le Premier ministre irakien a annoncé officiellement, dans une allocution télévisée, la victoire de l’armée irakienne à Mossoul, ville que l’EI contrôlait depuis Juin 2014. Haïdar al Abadi va devoir faire face à de nombreux défis pour sortir d’un climat d’instabilité, dont les vendettas, les tensions sectaires et ethniques qui durent depuis l’invasion américaine en 2003.

Le grand ayatollah Ali Sistani, plus haut dignitaire chiite d’Irak, a pressé les Irakiens d’éviter la violence et le sectarisme, lors de sa première prière du vendredi depuis l’annonce de la victoire de l’armée à Mossoul.