SHARE

Le gouvernement a décidé de baisser les APL de 5 euros. Un mécontentement qui se fait savoir par les étudiants.

Depuis l’élection présidentielle d’ Emmanuel Macron, plusieurs projets de lois sont mis en application notamment, une décision qui avait été précisée par décret, le 12 octobre 2016. Elle concernait une baisse de 5 euros pour les APL. Une décision qui a provoqué un tollé des étudiants. 

Les aides aux logements baisseront de 5 euros dès octobre 2017. La décision est tombée samedi 22 juillet 2017 et a suscité la colère des étudiants.

Six millions et demi de Français bénéficient de cette aide dont 800 000 étudiants. Les aides au total ( APL, ALF et ALS) coûtent 18 milliards d’euros par an au budget de l’Etat. Les étudiants jugent que l’économie mensuelle de 32,5 millions d’euros que le gouvernement veut faire sur l’APL est un handicap pour les personnes bénéficiant de cette aide. Un jeune explique ” c’est une journée de plus sans manger “. En effet, un étudiant sur 4 vit en dessous du seuil de pauvreté.

Le vice président en charge des politiques du syndicat de la FAGE ( fédération des associations générales étudiants), Tommy Veyrat s’indigne. Il constate “Aujourd’hui le logement est le premier poste de dépense des étudiants, aux alentours de 50%. Donc baisser les aides au logement c’est impacter directement la capacité des étudiants à faire des études en les tapant au portefeuille”.

Le syndicat demande au gouvernement “de ne pas matraquer le portefeuille des étudiants en revenant sur cette mesure injuste, d’ouvrir une vraie réforme des aides sociales étudiantes et de lancer sans délai le plan de 80 000 logements annoncé dans le programme du président de la République”.

Le syndicat étudiant PDE (Promotion et défense des étudiants) a expliqué que “ces coupes sur les aides au logement rendront les conditions de vie des étudiants encore plus difficiles, les conduisant à abandonner leur logement ou à être plus nombreux encore à mettre leurs études en danger avec l’exercice d’une activité rémunérée”, alors que 100 000 étudiants travaillent actuellement à mi-temps.

Sarah NOUFI