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Photo : Vogue

L’Elysée a décidé de ne pas créer de statut officiel de première dame pour l’épouse du chef d’État. Néanmoins, Brigitte Macron devra suivre une “charte de la transparence“.

Brigitte Macron ne sera pas une First Lady à la française. Comme l’a révélé BFMTV ce lundi 7 août, l’épouse du président ne bénéficiera pas d’un statut de première Dame. Son mari lui avait pourtant promis un tel statut, comme il l’exprimait au micro de RTL le 3 mars dernier. Le futur président annonçait alors vouloir mettre fin à une “hypocrisie française“.

Un rôle qui ne passe pas

Toutefois, la proposition du chef d’État n’est apprécié ni des députés, ni de quelques 255 000 pétitionnaires. “Contre le statut de première Dame pour Brigitte Macron” est une pétition lancée il y a deux semaines sur le site Change.org. Thierry Paul Valette, auteur de la pétition, précisait dans son texte qu’il n’y a “aucune raison pour que l’épouse du chef de l’État puisse obtenir un budget sur les fonds publics.” Il précise aussi que l’épouse d’Emmanuel Macron dispose déjà “de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant“. L’Elysée a avancé la date de l’annonce concernant cette épineuse question, peut-être bien en réponse à cet accueil.

Un statut “anti-démocratique

Au lieu d’un statut de première Dame, c’est donc une “charte de la transparence” qui encadrera le rôle de Brigitte Macron. Le contenu de cette charte n’a cependant pas encore été dévoilé par l’Elysée. Interrogée par le JDD, Armelle Le Bras-Chopard, professeure de sciences politiques et auteure de l’ouvrage Première dame, second rôle, se dit “satisfaite” de l’abandon du statut. Cependant, l’écrivain dit ne pas savoir “à quoi sert la charte,en attendant de voir ce qu’elle contient.” En réponse à ce que déclarait Emmanuel Macron le 3 mars, la politologue estime que “non seulement il n’y a pas d’hypocrisie en France, mais il y a surtout d’autres chats à fouetter.” Selon elle, le statut de première Dame serait “archaïque“, “contraignant” et même “anti-démocratique“. La professeure ajoute également qu’un tel rôle officiel “priverait le conjoint de sa liberté“.