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Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, présente ce mardi 2 juin 2015 le nouveau dispositif pour lutter contre la pollution. Six pastilles de couleur seront instaurées dès le 1er janvier 2016. Les véhicules les moins polluants seront avantagés. La pastille verte, qui avait disparu en 2012, réapparaît sous une forme un peu différente.

Vert, jaune, orange, rouge, bordeaux, gris

Le « plan d’action pour lutter contre la pollution de l’air » s’accélère au gouvernement. Après de nombreux pics de pollution depuis le début de l’année 2015, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, s’attaque directement aux automobilistes ce mardi 2 juin. Les véhicules seront classés selon leur âge et le carburant utilisé. Les six pastilles iront du vert, pour les moins polluants (véhicule essence uniquement immatriculés après le 1er janvier 2011) au gris, les véhicules les plus anciens, et les plus polluants (avant septembre 1996). Les voitures électriques auront le droit à leur pastille aussi, mais de couleur bleue. La fin de la circulation alternée est donc annoncée. Rassurons-nous, la mesure qui entrera en vigueur au début de l’année 2016 sera facultative. Aucune obligation pour les automobilistes d’apposer la pastille sur le pare-brise de leur véhicule, cependant les « sans-pastilles » subiront le même traitement que les véhicules les plus polluants.

« Je ne veux pas faire de l’écologie punitive »

La ministre de l’écologie a déclaré ce matin au Parisien, que « c’est une mesure facultative et d’incitation parce que tout le monde n’a pas les moyens du jour au lendemain de s’acheter une voiture propre. Et puis je veux aussi pousser les villes à traiter ce grave problème. » Avec plus de 30 millions de véhicules particuliers en France au 1er janvier 2014, c’est un dispositif qui inquiète les associations d’automobilistes. »Un automobiliste qui s’arrête de rouler demain, que fait-il ? Il démissionne ? Il arrête d’emmener ses enfants à l’école ? Il faut arrêter de s’attaquer aux automobilistes » déclare Pierre Chasseray, secrétaire général de 40 millions d’automobilistes.

Un stationnement plus long et moins coûteux est envisagé pour les moins polluants. Les véhicules les plus anciens, eux, seront interdits dans certaines zones, et leur circulation sera restreinte en cas de pic de pollution. Le dispositif sera gratuit les 6 premiers mois, et coûtera ensuite 5€ (disponible sur internet). La France se met sur la voie royale pour lutter contre la pollution, après de nombreux voisins européens, comme l’Italie, l’Autriche ou l’Allemagne.