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“C’est quoi ? Un genre de Humans of New York à la française ?” Pas du tout. Paris c’est moi n’est autre que le fruit du talent d’Evelina Llewellyn, une jeune photographe en herbe qui invente un tout nouveau concept.

C’est en novembre dernier qu’Evelina Llewellyn, étudiante à l’école des Gobelins à Paris, décide de lancer son projet photographique Paris c’est moi. Alors qu’un des ses professeurs lui propose un sujet à rendre sur la capitale française, l’étudiante de seulement 19 ans interprète l’intitulé un peu différemment. “Pourquoi m’intéresser à mon Paris si je peux m’intéresser à celui des autres ?” explique la jeune artiste.

L’idée ? Photographier des personnes dans le lieu qui représente leur Paris. Vous êtes attaché à une marche d’escalier, un bar, une station de métro ou encore une porte ? Ces lieux, où vous passez peut être tous les jours peuvent incarner votre image de Paris.

Evelina propose au volontaire un rendez-vous dans le lieu en question, afin de prendre la photographie. Pour elle, l’essentiel est d’entrer dans l’intimité spatiale d’une personne inconnue. En observant ses photographies, en lisant les textes qui leurs sont associés, l’attachement de la personne à son lieu, presque fusionnel, saute aux yeux.

Sur les réseaux sociaux, la réussite de son projet se confirme. L’étudiante crée sa page Facebook Paris c’est moi qui atteint presque 900 “j’aime”.

Il ne vous reste plus qu’à vous rendre sur sa page, et pourquoi pas, participer au projet !

Voici une sélection de photographies du projet Paris c’est moi :

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Mon Paris c’est la Rue des Rosiers.

« Mon quartier préféré est le vieux marais, dans la rue des Rosiers et la rue du Roi de Sicile. Quand j’étais jeune et encore timide avec mon homosexualité, je trouvais en ces lieux un endroit de repos où je n’avais pas l’impression d’être jugé. Maintenant, cet endroit reste mon préféré, c’est une véritable alcôve dans la vie parisienne stressante et si rapide. C’est aussi un endroit phare du street style, et on sent que c’est un endroit qui regorge de créativité et où l’on peut être étonné à chaque détour de rue. »

Lucas.

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Mon Paris est le sommet du centre Georges Pompidou.

« On peut y observer Paris de loin, l’agitation si propre à Paris est dès lors figée, comme placée derrière une vitrine de verre. Plus rien ne bouge, on est loin de la fourmilière du métro parisien, se dresse devant un Paris aérien. Mon Paris à moi, c’est ça, un Paris qui offre des possibilités infinies, et je me surprends à rêver de grimper les échelons, de sauter de toits en toits, dans une course enivrante ».

Orlane.

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Mon Paris c’est mon école.

« Mon Paris c’est mon école car cette école est très attachante. Il y a une bibliothèque, une ludothèque, un stand de jeux de société une table pour dessiner et une cour en hauteur pour les CP-CE1 et une cour en bas pour les CE2-CM1-CM2. Ma classe de CM1 est joyeuse et agréable. J’aime cette école car il y a presque tous mes copains et le collège est juste derrière ».

Ninon.

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Mon Paris c’est la cour de mon immeuble.

« Je vis à Paris depuis maintenant quatre mois alors Paris m’est nouveau. Forcément, le Paris qui m’est propre est celui qui m’est le plus familier, celui où je vis dans le 10ème arrondissement. J’ai choisi ma cour non parce que je m’y sens bien – j’y passe relativement peu de temps – mais parce que c’est un endroit qui constitue mon décor parisien au quotidien. Je passe dans cette cour au moins deux fois par jour pour sortir ou regagner ma chambre de bonne. Ma cour ressemble à mon immeuble, à mon quartier, et à ses habitants. L’arrondissement dans lequel je vis est très animé. On y trouve principalement des commerces et des bars et parfois dans l’entrebâillement d’une lourde porte en bois qui s’ouvre on aperçoit une cour au fond d’une allée; une sorte de lieu isolé comme en dehors de la réalité, calme et paisible, en contraste avec l’ambiance mouvementée de la rue ».

Capucine.

Léa FERRY.