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France's newly appointed Prime minister Manuel Valls addresses members of the parliament after delivering his domestic policy speech, on April 8, 2014 at the French national assembly in Paris. The speech will determine the future direction of the country, followed by a vote of confidence. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

Après s’être rendu en Nouvelle-Calédonie vendredi et samedi, le premier ministre français Manuel Valls, était présent Dimanche 1er mai 2016 en Nouvelle-Zélande, avant de s’envoler en Australie ce lundi.

À deux jours d’un débat qui s’annonce tendu sur la loi travail à l’assemblée nationale, le chef du gouvernement était présent hier, à Auckland, la ville la plus peuplée de Nouvelle Zélande, une visite historique, puisque c’était la première fois depuis 1991 et la visite de Michel Rocard, qu’un premier ministre français se rendait dans ce pays.

 

Si les relations entre la France et l’état néo- se sont aujourd’hui normalisées, elles ont été par le passé plus que tendues, notamment à cause de l’affaire du Rainbow Warrior en 1985, où la France est accusée d’acte de violation de la souveraineté de la Nouvelle-Zélande. Manuel Valls a d’ailleurs tenu à réagir à cette affaire en regrettant « l’erreur de la France » et en insistant sur les liens avec la région du pacifique. « la France est un pays du Pacifique. » Une région qui compte actuellement près d’un million de français dont dix milles en Nouvelle-Zélande.

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Le premier ministre a été accueilli avec un salut traditionnel Maori, front contre front, un rituel de bienvenue envers les personnes étrangères des Maori, une population polynésienne autochtone, qui représente 15 % de la population de Nouvelle-Zélande. Après deux jours en Nouvelle Calédonie,  où le premier ministre avait évoqué la question de l’insécurité sur l’archipel et  proposé   200 millions d’euros de prêt pour sauvegarder la SLN  la principale productrice de nickel de l’archipel, Manuel Valls sera demain à Canberra  pour saluer la signature du contrat-record de 34 milliards d’euros pour la construction de 12 sous-marins. Un dernier crochet, avant un retour brutal sur les bancs de l’assemblée où il devra défendre sa loi travail, qui suscite de nombreuses contestations.

 

Nicolas Laurent.