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Ce mardi 10 mai 2016 marque le premier jour de l’exposition Charles Gleyre au Musée d’Orsay à Paris.

Jusqu’au 11 septembre prochain, venez découvrir les œuvres du talentueux peintre suisse Charles Gleyre au Musée d’Orsay. Son art, appartenant au mouvement orientaliste s’explique par son long voyage en Orient de 1834 à 1837. Malgré un talent remarquable aux yeux des autres artistes de son époque, Charles Gleyre reste souvent dans l’ombre. C’est parce que son histoire est particulièrement intéressante et son art exotique et somptueux que le Musée d’Orsay décide de rendre hommage à cet artiste oublié. L’exposition demeure la première rétrospective de Charles Gleyre dans un musée français.

Reproduction d'oeuvre

Le Déluge, Charles Gleyre

Né en 1806 dans le canton de Vaud, il est parisien d’adoption. Infortuné, il rencontre de nombreuses difficultés financières qui seront des obstacles à sa future reconnaissance. Perfectionniste et ambitieux, le jeune artiste étudie néanmoins à Lyon puis à Paris, avant de se rendre pendant trois ans en Orient : une aventure bouleversante. À son retour, la vue de Charles Gleyre se dégrade. Il fut le premier maître de Renoir, Bazille ou encore Sisley. On le décrit souvent comme un artiste malade, tourmenté, presque mélancolique.

Particulièrement captivé par le dessin, une salle entière est consacrée à son œuvre sur papier dans cette exposition. De nombreux thèmes se répètent dans son art, comme par exemple le voyage (Egypte, Turquie…), les femmes ou encore les scènes orientalistes (esclavages, paysages…).

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Femme turque, Charles Gleyre

Théophile Gautier et Gustave Flaubert font partie des littéraires qui ont écrit à propos du peintre Charles Gleyre.

« Monsieur Gleyre lui est par nature un peintre philosophe… C’est un talent réfléchi, sérieux quelques fois jusqu’à la froideur et à la tristesse, ne laissant que peu de chose au hasard de l’exécution, et ne prenant de la réalité que ce qu’il lui en faut pour rendre son idée. »

Théophile Gautier

« À Lyon, nous avons vu Gleyre, un peintre qui a longtemps habité à l’Orient. Nous causons de l’Égypte, du désert, du Nil. Il nous parle de Senaar, ancienne Nubie et nous montre la tête à l’endroit des singes qui viennent la nuit soulever le bas des tentes pour regarder le voyageur. » 

Gustave Flaubert

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La Charmeuse, Charles Gleyre

Où ? Musée d’Orsay – 1 Rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris – Métro Solférino ligne 12 – RER C Musée d’Orsay

Quand ? Du 10 mai au 11 septembre 2016

Combien ? 12 euros plein tarif, 9 euros ou Gratuit (voir les conditions sur le site internet)

http://www.musee-orsay.fr/en/home.html

Léa FERRY.