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Le procès de Jérôme Cahuzac reprend ce lundi 5 septembre 2016 après avoir été reporté en février dernier. Il comparait pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale et pour avoir sous-évalué sa déclaration de patrimoine.

« Les sommes virées sur ce compte n’étaient pas le fruit de mon travail, c’était du financement d’activité politique pour Michel Rocard ». Voici la phrase qui fait office d’une bombe à la fois politique et médiatique. En effet, lors de l’ouverture son procès, l’ancien ministre du budget, qui avait reconnu avoir détenu un compte bancaire en Suisse, a déclaré que son premier compte ouvert en 1992, en Suisse, servait au financement des activités politiques de l’ancien Premier Ministre Michel Rocard, décédé le 2 juillet dernier.

Jérome Cahuzac à par la suite déclaré : « Je suis certain que Michel Rocard ignorait tout » de ce financement occulte. Avant de poursuivre et d’affirmer que cet argent devait  « servir à financer la campagne de 1995, [car] on espérait que Rocard se présenterait » à l’élection présidentielle.

Les laboratoires pharmaceutiques pointés du doigt

« Deux versements des laboratoires Pfizer » auraient été effectués sur ce compte, entre novembre 1992 et mai 1993 selon les propos de Jérome Cahuzac. « L’argent ne pouvait pas venir des comptes officiels du laboratoire« . Pour information, ce dernier avait jusqu’ici refusé de préciser si l’argent versé sur ce compte le servait personnellement ou s’il servait à constituer un « trésor de guerre » pour les soutiens de Michel Rocard. .

Jérome Cahuzac encourt jusqu’à 7 ans de prison et 2 millions d’euros d’amende.

Valentin Demay