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Vous venez de croiser Anne Hidalgo tout sourire dans les rues parisiennes et son enthousiasme vous a interpellé? Ne vous inquiétez pas, c’est normal. Le classement 2016 « Cities of opportunity » du cabinet d’étude PWC vient de tomber: Paris se range à la quatrième place des villes les plus attractives mondialement.

Quelle surprise! La ville des romances gagne deux places par rapport à l’édition précédente publiée en 2014. Un classement donc qui risque d’en étonner plus d’un, si l’on se fie à la réputation qui avait tendance à coller la ville lumière. Paris, qualifiée de ville « sale », se retrouvait également loin du podium des villes populaires pour leur vie nocturne.

D’après Fabien Goffi, associé du secteur public chez PWC France:

« le bon classement de Paris ne tient pas à quelques éléments seulement mais à une assise très forte sur toutes les familles de critères, c’est une performance homogène et une constante inégalée. »

De cette manière, la capitale française est la seule métropole à être classée dans le top 10 à neuf reprises sur dix familles de critères représentés.

Au total, l’Europe regroupe trois de ses capitales dans le top 5. Amsterdam fait une entrée remarquable en 5ème position, tandis que Londres affirme son leadership et trône en tête du classement. Les villes américaines, pourtant présentées comme modèles et adulées par la culture populaire, sont les grandes absentes de ce top 5. New York n’arrive « qu’à » la 6ème position et chute de quatre places par rapport à l’édition précédente. Fabien Goffi ajoute:

« Arrêtons de penser que l’herbe est plus verte ailleurs. Paris est extrêmement performante. Sur les trente villes classées, elle est dans le top 10 dans neuf critères sur dix. C’est la seule métropole à être aussi homogène. »

De quoi répondre aux traditionnels sceptiques quant à la performance de la capitale française. La ville domine également le haut du classement en matière de maillage de ses transports. Une nouvelle qui risque d’amuser les parisiens, adeptes du fameux « il n’y a qu’à Paris qu’on voit ça » lorsqu’un bus cumule plus de cinq minutes de retard.

Une bonne nouvelle donc qui devrait mettre du baume au coeur des Parisiens. En effet, près d’un an après les attentats du 13 Novembre, le tourisme est au plus mal dans la capitale française. Le taux d’occupation de l’hôtellerie a reculé de 11 points en avril dernier, passant à 70,4% en 2016, contre 81,4% en avril 2015. Une clientèle qui, par crainte, se rabat et privilégie pour ses vacances le sud de l’Europe.

Thibault Hadziavdic