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A partir du 20 septembre 2017, les premiers essais du taxi fluvial devraient avoir lieu sur la Seine à Paris.

Après quelques dizaines de secondes, l’embarcation se soulève légèrement, à peine une cinquantaine de centimètres au-dessus de l’eau, puis semble voler sur les flots. Le remous des vagues n’est plus qu’un souvenir et seuls les embruns rappellent qu’on est sur la mer. La Méditerranée en l’occurrence, dans le port de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), où se font les dernières mises au point du SeaBubbles, le futur taxi fluvial qui desservira les quais parisiens.

A partir du 20 septembre, les premiers essais devraient se dérouler sur la Seine. Pour l’heure, il faut régler encore quelques détails. « On teste un nouveau fois  (des lames sous-marines profilées comme des ailes), à l’avant, avec une courbure différente. Il est encore trop porté sur l’arrière, avec beaucoup d’éclaboussures. C’est comme le réglage des suspensions sur une formule 1, c’est très fin », explique Alain Thébault, navigateur et initiateur du projet SeaBubbles, littéralement « bulles de mer ». Et c’est vrai que l’embarcation, dans sa version finale, avec un cockpit tout en verre posé sur une coque, se montre aérienne dans son esthétique futuriste.

Passés les 5 nœuds, près de 10 km/h, la petite embarcation décolle et se joue des vagues, peu nombreuses il est vrai ce jour de la mi-mai. Nous sommes quatre, installés sur les banquettes à l’arrière, mais sans protection et rafraîchis par les embruns. Devant, à l’abri derrière une bulle, le pilote, Anders Bringdal, est suédois, quadruple champion du monde et recordman de vitesse en planche à voile (en 2012). Il est aussi l’associé de M. Thébault, qui fut l’inventeur de l’hydroptère, un bateau « volant » déjà, depuis le début de l’aventure SeaBubbles, en juillet 2015.

« Ce n’est pas anecdotique. Sea Bubble, cela va être un transport qui sera je pense le futur service de taxis sur la Seine, potentiellement », a ajouté Anne Hidalgo, en précisant qu’une dizaine de ces bulles volantes seraient testées d’ici juin.

Amaury de Laurens