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Des milliers de russes ont manifesté le samedi 5 mai 2018, alors que l’investiture de Vladimir Poutine est prévue le 7 mai. Alexeï Navalny, le principal opposant au Kremlin et instigateur de ce mouvement, a été arrêté avec plus de 1500 manifestants. 

« La Russie sera libre », « À bas le Tsar », voilà ce qu’on pouvait entendre lors de cette manifestation antigouvernementale portant le nom « Il n’est pas notre Tsar ». L’homme derrière cela n’est autre qu’Alexeï Navalny. Ce dernier n’a pas pu se présenter aux élections présidentielles de 2018, car il a été jugé inéligible par le Parlement. Déjà arrêté plusieurs fois par le Kremlin, l’opposant a été donc une nouvelle fois mis au silence.

Des violences policières qui font débat

Le Kremlin avait en effet interdit cette manifestation dans 42 villes russes. Cela n’a pas empêché les citoyens de venir en nombre. Selon l’organisation OVD-Info, 1599 interpellations ont été dénombrées. 702 personnes ont été arrêtées à Moscou, 232 à Saint-Pétersbourg et 164 à Tchebalinsk (Oural). En plus de ces nombreuses arrestations, c’est la manière qui fait polémique en ce moment au pays. L’agence Amnesty International était présente à Moscou, et déplore des passages à tabac de la part de soldats de l’armée.

Selon l’AFP, au moins une personne a été blessée, alors qu’un journaliste a été touché au dos par une matraque. Élu avec 76% des voix, Vladimir Poutine continue de faire parler. Lors de son élection en 2012, une vague d’interpellations similaires avait eu lieu. Alors que beaucoup ont dénoncé de nombreuses fraudes lors de la campagne 2018, il débutera donc son quatrième mandat ce lundi 7 mai.

Wallid Addigue