SNCF : Ce qu’il faut retenir de l’entretien entre les syndicats et Edouard Philippe

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CFDT union general secretary Laurent Berger (2ndL) pose prior to a meeting with French Prime minister French Prime Minister Edouard Philippe (R) as part of the negotiations on planned overhaul of SNCF, on May 7, 2018 at the Matignon hotel in Paris. / AFP PHOTO / POOL / FRANCOIS GUILLOT

Ce lundi 7 mai, les syndicats de cheminots rencontraient Edouard Philippe à Matignon, pour de nouvelles négociations.

Le ton avait été donné par le premier ministre : de la discussion sur les grands principes de la réforme mais, encore et toujours, avec fermeté. Edouard Philipe s’est toutefois dit prêt à reprendre certains amendements des cheminots sur la reforme ferroviaire et propose une nouvelle discussion courant mai. Le texte doit arriver le 23 mai au Sénat. De nouveaux changements semblent donc possibles bien que le premier ministre ai rappelé les trois décisions sur lesquels le gouvernement ne reculera pas : l’ouverture à la concurrence, la fin de recrutement au statut de cheminot au 1er janvier 2020, et le changement de statut de la société de transports.

Côté syndicats, la méfiance reste présente à l’issue de cette rencontre, veille d’un huitième épisode de deux jours de grève à la SNCF. Ils se disent motivés à poursuivre les grèves : « On sort motivés pour continuer » a déclaré Philipe Martinez, secrétaire général de la confédération générale du travail.

Mais pour d’autres opposants la colère restent encore vive et difficilement maitrisable. Des cheminots du syndicat Sud-Rail ont décidé d’organiser une mobilisation surprise aux abords de la gare parisienne Montparnasse cette après-midi. Il a fallu l’intervention des CRS pour repousser les 200 cheminots qui avaient décidé de rentrer dans la gare avec des fumigènes.

Suite aux résultats des rencontres, une réunion de l’intersyndicalité est prévue mercredi à 17 heures au siège de la CGT à Montreuil, afin de décider des suites à donner quant à la mobilisation sociale. En cas d’echec, les syndicats ont déjà prévu, et annoncé, « une journée sans cheminots, sans train » le 14 mai prochain.

Solène Vigouroux