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La loi Schiappa, ainsi que l’article 2 portant sur les infractions sexuelles sur mineurs, ont été voté le 15 Mai par les députés à l’assemblée nationale. Un texte qui fait couler beaucoup d’ancre au vu des réactions depuis l’annonce de cette loi.

La loi orchestrée par Marlène Schiappa, secrétaire générale de l’égalité femme-homme, a été votée dans la nuit du 15 au 16 Mai. La loi sur les infractions sexuelles sur mineure, une loi remise en cause par beaucoup mais quand même votée à la majorité avec 81 voix pour du coté LRM et 68 contre. Le principal point de mécontentement est la suppression de l’âge de non-consentement, d’autant plus après l’affaire de pontoise où un viol avait été requalifié d’atteinte sexuelle en Novembre 2017 entre une fillette de 11 ans et un homme de 28 ans. Le second point, qui a fait le plus lever les opposants de cet article, est le traitement du viol comme un délit et non comme un crime. Pour cela, pas moins de 7000 personnes ont signé une lettre ouverte afin de supprimer l’article 2.

« C’est un retour en arrière » dénoncent les associations pour la protection de l’enfance. De nombreuses personnalités se sont exprimées dont Yvette Roudy, l’ancienne ministre déléguée aux Droits de la femme sous François Mitterrand, ou l’actrice Karin Viard. D’autres membres du gouvernement, comme Christophe Castaner, ont choisis de prêter main forte à Marlène Schiappa à travers des tweets notamment. Des voix importantes du monde du féminisme n’auront finalement pas suffit pour inciter la secrétaire d’Etat à supprimer l’article 2 qui fait tant jazzer.

Une situation qui pourrait évoluer dans les jours à venir au vu de la manière dont la loi fut rejetée par la population.