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Demain, les Irlandais voteront sur l’abrogation du 8ème amendement de la constitution qui interdit l’avortement. Un sujet tabou auquel le gouvernement s’attaque.

Vendredi 25 Mai, les Irlandais décideront, si oui ou non, l’avortement deviendra légal. La femme Irlandaise ne peut, pour le moment, avorter qu’en cas de danger pour la vie de la mère. Le viol, l’inceste ou encore la malformation du fœtus ne sont pas des raisons légales d’avorter. Avorter ou aider à l’avortement est passible de 14 ans de prison.

Une évolution de l’amendement

En cas de « oui » dans ce référendum, l’avortement deviendra légal sous condition d’être à moins de 12 semaines de grossesse ou 24 semaines pour raison de santé. Selon les derniers sondages, le « oui » l’emporterait avec 58%. Cependant 14% de la population ne serait toujours pas décidé et jouera un rôle majeur dans le vote de demain.

Un duel entre les « pro-vie » et les « pro-choix »

Le combat fait rage entre les deux camps afin de grappiller un maximum de voix parmi les indécis. Les affiches de propagande se succèdent et la dureté des arguments, visible partout dans les rues, est dénoncé comme un « abaissement du débat qui porte à confusion » selon le premier ministre, Leo Varadkar. Des militants « pro-vie » ont voulu suggérer via des affiches que la victoire du « oui » conduirait à de nombreux avortements en cas de diagnostic prénatal de trisomie. Selon le premier ministre, l’avortement sera interdit pour des raisons de handicap. Les militants favorables au « oui » ont répondu à ces attaques avec des stickers où l’on peut lire « arrêter de contrôler mon corps ! ».

Environ 3000 personnes anti-avortement militeraient activement dans les rues du pays. Selon une d’entre elle « le 8ème amendement est une chance pour l’Irlande, il faut le sauver. L’Irlande est le seul pays au monde qui protège « le droit de naître » ».

Des femmes obligées d’aller jusqu’au Royaume-Unis

Pas moins de 3200 femmes se sont rendu au Royaume-Unis afin d’avorter en 2016. Un coût important que tout le monde ne peut se payer. Certaines choisissent alors de commander des pilules abortives. En moyenne, 3 Irlandaises achèteraient ces pilules chaque jour, très nocives pour la santé.

Quoi qu’il advienne, ce référendum sera un moment historique pour l’Irlande.