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Jeanne d’Arc a été brûlé sur le bûcher le 30 mai 1431 sur des accusations d’hérésie.

Après un long procès qui a duré plus d’un an, trois actes d’accusation majeurs ont été prononcés contre elle. Le premier d’entre eux était qu’elle utilisait la magie parce qu’elle prétendait entendre des voix. Ce sont ces voix qui lui ont dit de s’habiller comme un garçon et se battre pour les Français dans la guerre de Cent Ans contre les Anglais. L’accusation contre elle a déclaré que les voix étaient en réalité des démons au lieu de saints. Ils l’ont accusée d’être liée au diable.

Le deuxième acte d’accusation affirmait ce qui était réellement vrai : qu’elle était têtue en parlant pour sa foi. La raison pour laquelle c’était un crime est parce qu’elle a agi de façon inappropriée en tant que femme dans l’église à son époque. Elle s’habillait comme un garçon, combattait à la guerre, prenait la communion en tant qu’homme, ce qui horrifiait les juges et les gens de son temps.

La troisième série d’accusations reflète la pure obéissance de Jeanne d’Arc à Dieu. On disait : « elle ne se soumet pas au jugement de l’Église militante, ni à celui des hommes vivants, mais à Dieu seul. Sur ces charges, Jeanne d’Arc fut brûlée au bûcher de la place du Vieux Marché de Rouen, près de l’église Saint-Sauveur. Elle n’avait que 18 ou 19 ans et sa mort était un témoignage puissant de son engagement envers Dieu. Quand sa sentence devait être exécutée, elle a demandé à faire face à la croix de l’église, et à tenir une petite croix en bois jusqu’à sa mort. Pendant que son corps brûlait, elle répétait encore et encore le nom de Jésus pour lui donner de la force. »

Valentin Dechambre