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Sportialize, c’est quoi ? C’est un réseau social qui réunit plus de 150 sports et qui a pour objectif de rassembler les sportifs des quatre coins de la France mais aussi partout dans le monde.

Renaud Secq, CEO de Renaissance Digital Consulting, en est le créateur. Le Lillois de 37 ans, grand passionné de sport, est revenu pour nous sur ce qui cache derrière son projet. 

Comment est né le concept de Sportialize ?

Il y a deux ans, j’ai fait le constat que quand on fait plusieurs sports comme moi, on cherche régulièrement des partenaires pour un badminton, courir, faire un foot, etc. Il y a pleins de petits sites sur des micro-communautés qui existent, mais je ne trouvais pas de réponse. Je me suis donc dis, « tiens, il y a un manque ». Du coup, j’ai décidé d’allier mes deux passions, le digital et le sport, pour essayer de trouver une solution à ce problème. Et aider les gens à faire du sport plus facilement avec les sportifs de leur région. Tout simplement.

Pourquoi s’ouvrir à un grand nombre de sports ? Est-ce que c’est parce que certains pratiquants ont des difficultés à trouver d’autres personnes ?

Pour que cela marche, je pense qu’il faut qu’il y ait une énorme communauté. Sinon quand on cherche un sportif, cela ne marche pas. À l’heure actuelle, les gens ne font plus un seul sport. Il faut aussi bien du running que du paddle par exemple. Du coup le fait de se renfermer sur un seul sport, cela fait que la communauté est beaucoup plus réduite forcément. Et puis il y a également plein de nouveaux sports, il y a le roller derby par exemple qui est en plein boom, ou du crossfit de façon un peu extrême. Je vois aussi Sportialize comme un vecteur pour aider les sports émergents à se faire un nom. Prochainement il y aura un fil d’actualité comme sur Facebook, et on travaille sur des algorithmes afin de faciliter les rencontres entre sportifs. Parce qu’on voit que les gens ne font que regarder et ont du mal à faire le premier pas. On va demander aux gens sur notre réseau leur disponibilité, et ainsi on pourra leur proposer quelque chose selon leur profil. C’est vraiment la plateforme qui va faire l’effort pour les gens de les connecter.

Comment vous vous distinguez de Facebook ?

Déjà on est anonyme, c’est la grosse différence. Nous on demande uniquement un pseudo, une ville et les sports pratiqués. On essaye d’être l’antithèse de Facebook, on ne veut pas s’immiscer dans la vie privée des gens. On ne veut pas avoir ce côté « Big Brother » effrayant de Facebook. Et à terme, si on voit que le concept prend, on voudrait monétiser un petit peu, pour financer le site. Pour des petites marques de sport, les coûts de publicité sont inabordables sur Facebook. Les coachs, les petites startups, les marques de vêtements innovants… C’est compliqué pour eux car il faut un budget faramineux. Donc on souhaite composer une régie publicitaire pour aider ceux qui le souhaitent en cassant les prix.

Comment vous sélectionnez vos ambassadeurs ?

On a déjà un échange avec eux, il faut vraiment qu’il ait une vraie crédibilité sportive, en tant que coachs ou grands sportifs notamment. On a par exemple le quintuple champion de Muay-thaï avec nous. C’est des passionnés qui aiment le concept de Sportialize, et qui veulent s’associer à nous. La sélection se noue aussi simplement que cela. Il y a des français, des ukrainiens, des Bengalis… Ce n’est que des rencontres que j’ai eu à travers ma carrière professionnelle en consulting digital. En parlant de ce projet, ces gens ont accroché et voilà comment l’équipe est née. Voilà comme ces ambassadeurs nous aident bénévolement depuis.

Wallid Addigue