SHARE

Resonews est allé à la rencontre de Edith Cabane, la styliste de la nouvelle marque féminine et éco-responsable : Mirae. Lancée officiellement en avril, la nouvelle griffe a été créée par trois femmes “Rieuses. Spontanées. Libres. Justes ” : la créatrice Tara Jarmon, sa fille Camille forte d’une expérience en marketing digital à NY, et Edith, la styliste. C’est un gros coup de coeur !

  • Tara Jarmon, Camille Jarmon et Edith Cabane

Est ce que vous pouvez présenter Mirae ? 

« Mirae c’est le projet de la créatrice Tara Jarmon, sa fille Camille et moi. Tara avait envie de recommencer à zéro et de revenir à ce qu’elle aimait faire : des vêtements pour les filles, simple, qui rendent jolie. Le but : Ne pas faire de nombreux modèles, et faire tout de manière plus raisonnable et responsable. Nous avions envie d’offrir quelque chose qui est une touche un peu plus féminine. Sur le marché, on voit beaucoup des vêtements très masculin, très structurés. On avait envie de fluidité, de sexy et de sensuel. »

Le lancement instagram ? Pourquoi ? Est ce que c’est la nouvelle clé pour se faire connaître ?

« Camille est très accès digital. Elle aurait poussé pour ça même si on aurait pas eu envie de le faire. Tara avait compris que si elle voulait recommencer quelque chose, c’était le digital qui était un peu la clé du succès. Instagram c’est une nouvelle manière de se développer. Nous on trouvait ça très intéressant comme outil parce que ça coupe nos intermédiaires entre nous et la cliente. Normalement, il y a le commercial, la presse, le revendeur Wholesale…Nous ça nous permet d’être directement au contact avec notre cliente. D’avoir un retour immédiat de la personne pour qui on travaille. Au lieu d’avoir toutes ses étapes, Instagram nous permet d’avoir ce contact, hyper honnête avec les clientes. Interroger, on le fait petit à petit. On a vraiment pris des décisions par rapport ça. Dans les stories, la dernière fois on a posté une robe qui était rose, on avait un doute en interne, on a décidé de poster et résultat, on a dit ok on ne l’a fait pas. C’est ça dont on avait envie, avoir un vrai retour. »

Pour vous, qui est la femme Mirae? 

« C’est une femme entre 25 et 40 même si on veux pas entrer dans ce jeu de donner un âge. On veut toucher toutes les femmes. Le but, c’est que plusieurs catégories de femmes différentes puissent s’habiller chez Mirae. »

Quel est le style Mirae? 

« C’est très fluide, très féminin, on axe beaucoup sur les robes. On aime les choses avec des détails avec des jolies finitions, avec des jolies boutons. La marque aura toujours un côté plus seventies que Céline, même si on adore Céline. On veux réutiliser nos patronages, qui était présente pour nos collections. »

Quel est votre pièce favorite pour cet été ? 

« C’est la robe Ilona, l’idée c’était un peu un peignoir. On voulait faire pleins de robes portefeuilles parce que c’est facile pour toutes les filles, ça s’adapte. C’est pas la robe si tu prends deux kilos, tu pourras plus jamais la mettre, tu n’es pas déprimée quand tu vois une robe portefeuille. Tu te dis que tu vas être jolie ! Le style de la robe Ilona, c’est un peu année 70’s comme mood. Très fluide et un peu sexy. »

Pourquoi se détacher du système classique en faisant des micros capsules ?

« On a décidé de faire sept capsules par an. On veux faire des capsules qui sont adaptées aux saisons. Les marques mettent en juin/juillet des manteaux en magasins. Les nouveautés ? c’est des manteaux parce que tout l’été est entrain d’être soldé donc ils mettent des manteaux. En juillet, nous voulons proposer des robes pour aller à la plage. L’objectif : proposer des choses au moment où tu as envie de les porter et de les acheter. Le fait de faire des petites collections tout les deux mois ça nous permet de pas nous engager sur des stocks énorme. On fait entre 12 et 18 références, y compris les accessoires. »

Vous utilisez au maximum des matières éco-responsable ? 

« Pour les imprimés, j’ai une usine certifiée Ecotex. Notre tissu rose, c’est une usine portugaise qui a vraiment une démarche très intéressante de recyclage. Nos t-shirts sont en coton bio. On essaye au maximum de trouver des matières écologiques. On préfère les matières naturelles. La part de responsabilité à avoir c’est vérifier les origines des fils. Pour la soie, nous avons beaucoup réfléchi, la soie italienne c’est de la soie chinoise, la soie ça vient de Chine. Il faut réfléchir d’où viennent les matières.  Il y a des usines en Chine qui sont très bien. Par exemple, aller acheter de la dentelle en Chine ça avait moins de sens pour moi. C’est juste acheter les matières là où les gens les font bien.»

Vous allez faire des Swaps Meetings ? Qu’est ce que c’est ?

« Tara y tient beaucoup, pousser à ce que les vêtements aient une deuxième vie. Au lieu de jeter, on veux donner l’opportunité, une fois qu’on aura assez de vêtements en circulation à ce que nos clientes puissent échanger entre elles les vêtements. Eventuellement, on pensait à des reprises de vêtements. Et puis une fille qui ne pouvait pas se l’acheter, ou qui l’avait rater, elle pourra l’acheter de cette manière là. »

Vous ne faîtes pas de wholesale ? Pourquoi ?

« On ne fait pas de solde, parce qu’on préfère proposer des vêtements plus accessible tout de suite mais on ne pourra pas forcément solder. On est pas fermé au Wholesale mais on ne veux pas être dans la structure classique qui demande de préparer les collections en avance. »

Vous avez un e-shop, maintenant vous faîtes des Pop Up stores, pourquoi ?

– Pop up store, rue Charlot –

« C’est notre deuxième pop up store, ça nous permet de rencontrer nos clientes. Même si nos pièces valent plus que le prix qu’on annonce ça reste cher pour certaines filles. On comprend que les filles veulent essayer. Et on essaye de transmettre le fait que nos matières sont très qualitatives. Sur internet c’est dur de transmettre ce côté là. »

Au niveau des tailles, vous allez jusqu’au 44 ? 

« Trouver du 42 et du 44 en France, en prêt à porter c’est pas non plus facile. Pour moi, c’est pas parce que tu fais du 44 que tu n’as pas le droit de t’habiller. Le but c’est que plein de morphologies puissent s’habiller. Nous voulions raconter une histoire différente. Tu n’es pas obligé de complexer constamment sur ton corps. »

Alice Grisol