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Vous l’avez rêvé? Ils l’ont créé. Annaëlle Assaraf, 23 ans, et Samuel Sadoun, 24 ans, présentent le conseiller mode 24/7. Plus besoin de passer des heures à dénicher cette petite robe noire au meilleur prix, “Le Styliste” est là pour vous aider. Rencontre avec les cofondateurs.

Comment vous est venu l’idée il y a un an?

Annaëlle Assaraf: Je pense qu’elle est née d’une envie de se lancer dans un projet qui nous ressemble. On s’est nourrit de nos expériences respectives. J’avais un profil plutôt orienté vers la mode et le luxe. Quand on met tellement d’energie dans un projet et qu’on ne compte pas les heures; il vaut mieux se lancer dans un domaine qui nous plait!

Samuel Sadoun: Je suis plutôt attiré par le coté technologique, même si la mode m’intéresse aussi. J’ai travaillé pendant deux ans dans un accélérateur de start-ups ou j’ai pu observer et accompagner des start-ups sur des problématiques technologiques et commerciales. On a remarqué que la mode est souvent le dernier secteur où l’innovation arrive: on s’est dit qu’il fallait qu’on réenchante l’expérience shopping avec les avancées technologiques.

Quelle est la particularité de votre start-up?

Samuel: On travaille avec des algorithmes de traitement du language naturel. C’était un grand défi pour nous de développer une intelligence artificielle qui puisse comprendre les requêtes des utilisateurs. Le chatbot est certes un outil que propose Facebook, mais nous devions le développer de manière interne pour y intégrer toutes les particularités de notre projet, et l’adapter au monde de la mode. Notre innovation, c’est de rapprocher les marques aux utilisateurs, en créant une solution qui soit vraiment utile.

Il vous a fallu donc regrouper une équipe.

Annaëlle: Oui, nous sommes tous les deux cofondateurs, mais nous avions besoin de renfort pour donner forme à notre idée. On a du recruter trois autres personnes plutôt dans le domaine technologique, spécialisés en intelligence artificielle, en reconaissance de language… Trois profils technologiques pour développer et internaliser cette solution.

Samuel: La force de notre projet c’est la complémentarité de notre équipe. Notre spécialité c’est le design et le marketing: nous avions une idée, et ils nous ont aidé à la réaliser.

Quel est votre objectif pour “Le Styliste”?

Samuel: Il existe, aujourd’hui, plus de 200.000 sites e-commerces qui proposent des produits par milliers, et ce simplement en France. Nous partons du principe que cette surabondance de l’offre fait perdre du temps à l’utilisateur, qui ne sait plus où aller. Il y a aussi un grand manque de transparence dans les prix. “Le styliste” est un outil qui permet d’agréger toutes les données pour trouver le bon produit au bon moment. C’est bien sur un grand challenge car il y a énormément de données à traiter, ce qui demande beaucoup de temps. Notre objectif est de devenir le nouveau canal d’intéraction dans les recherches shopping sur Internet.

J’imagine que pour obtenir toutes ces données, vous avez des partenariats avec les sites e-commerce…

Annaëlle: Effectivement, cela nous permet de proposer une vaste sélection de produits provenants de différents sites à nos utilisateurs et répondre aux besoins de notre génération qui veut trouver en un temps record leur produit de prédilection. Notre génération est aussi sensible aux valeurs de transparence et de proximité que l’on s’impose dans le choix de ser marques partenaires. On fait nous-même partie de cette génération ce qui nous permet de comprendre et choisir les sites plus pertinents pour rester millenials friendly.

Les réseaux sociaux sont une manière très efficace de se rapprocher des utilisateurs. Mais avez-vous une approche différente?

Anaëlle: Oui, les réseaux sociaux sont très efficaces, et on en est particulièrement conscients par la nature de notre plateforme, mais on cherche aussi un contact plus direct. Pour cet été nous avons eu l’idée d’organiser le Styliste Fashion Tour. On a fait un parcours dans Paris et tous les mardis et jeudis de juin notre équipe se rendra dans des endroits phares de Paris pour faire tester “Le Styliste” et avoir des retours en live. Nous cherchons des opérations marketing innovantes et créatives pour montrer qu’il y a des humains derrière la technologie, et c’est aussi ce qu’on essaye de faire via notre chatbot: rendre les intéractions le plus naturelles possible.

Naomi Barki