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Après 90 jours de crise politique, l’Italie a enfin trouvé son gouvernement, hier soir. Il prendra ses fonctions dès ce vendredi 1er juin.

Ce fût long, compliqué, mais surtout déstabilisant pour les millions d’italiens spectateurs de ce cataclysme politique qui sévit depuis les élections du 4 mars. Suite au veto du chef de l’Etat Sergio Mattarella qui conduira à la démission de Giuseppe Conte, le gouvernement de Carlo Cottarelli semblait être le dernier espoir. Il durera 2 jours.

Un accord sous compromis

Pour contrer les élections législatives anticipées qui étaient prévues cet été, le secrétaire de la Ligue Matteo Salvini et Luigi Di Maio à la tête du MS5 ont finalement accepté un compromis. Le poste de ministres des Finances, tant problématique, a été au final attribué à Giovanni Tria, un professeur d’économie politique proche de la Ligue. S’il partage l’avis de ces derniers en matière de fiscalité (la « Flat tax »), il est cependant totalement opposé à une sortie de l’Italie de l’Europe.

Paola Savona ministre des affaires européennes

Si le président Mattarella avait explicitement refusé le nom de Savona comme ministre des Finances par un veto, lors de la première proposition de liste de Giuseppe Conte, il dût cependant se résigner à le voir nommer ministre des affaires européennes.

Choisi depuis le début par les deux partis, Giuseppe Conte est nommé président du Conseil. Cet ancien membre du conseil d’administration de l’agence spatiale italienne qui a toujours voté à gauche la majeure partie de sa vie aura à diriger des ministres d’extrême droite.

Luigi Di Maio (MS5)  qui rêvait de présider le Conseil des ministres italien, tout comme son homologue Matteo Salvini, se contente du titre ministre, en charge du Développement économique. Quant au secrétaire de la Ligue, Matteo Salvini, il prend la place de ministre de l’Intérieur. Les deux hommes se partagent également le trône de vice-président du Conseil.

Maxime Lavandier