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Double champion du monde de Formule 1, Fernando Alonso est une légende vivante du sport automobile. Le pilote espagnol n’est pas surnommé “El Toro d’Asturias” pour rien, lui qui a désormais participé à 300 courses en F1 pour 97 podiums et 32 victoires

Naissance d’un prodige (21/07/1981)

TROFEO ANDREA MARGUTTI

Fernando Alonso est né le 21 juillet 1981 à Oviedo en Espagne. Dès son plus jeune âge, il se passionne, grâce à son père, pour le sport automobile et commence le karting. Agé seulement de 12 ans, il devient champion d’Espagne de karting en catégorie junior, en 1993. Il réitère sa performance en 1994, 1995 et 1996. 

Les premiers pas en monoplace (1999)

Après de nombreux succès en Karting, Fernando Alonso accède dans un premier temps au championnat de Formule Nissan où il remporte dès sa première saison le titre. Cela lui permet de faire un test avec l’écurie de Formule 1, Minardi, où il fait forte impression. 

En 2000, Alonso participe au championnat international de Formule 3000 avec l’écurie Astromega. Pas de titre mais des prestations remarqués et pas par n’importe qui. En effet, un certain Flavio Briatore le remarque et s’empresse de le prendre sous son aile en le faisant signer un contrat lui faisant devenir son agent.

Début en Formule 1 (2001)

@F1

À l’âge de 19 ans et 213 jours, Fernando Alonso fait ses débuts en F1 au sein de la petite écurie Minardi. Un choix fait par son agent Flavio Briatore estimant qu’il serait trop tôt pour l’envoyer dans une plus grosse équipe comme la sienne, Benetton-Renault. Alonso devient, lors du Grand Prix d’Australie 2001, le troisième plus jeune pilote de l’histoire à débuter dans la catégorie reine du sport automobile. Une année formatrice qui lui permet de faire ses classes au sein d’une écurie de fond de grille.

Passage chez Renault (2003) 

@F1

Suite à de très bonnes performances en 2001 chez Minardi et en tant que pilote d’essais chez Renault, Fernando Alonso est promu titulaire au sein de l’écurie française pour la saison 2003. Au volant de sa R23, « Nando » se montre comme étant l’un des pilotes les plus rapides de la catégorie en prenant, notamment, la pole position lors de la deuxième course de la saison en Malaisie. Il devient, ainsi, le plus jeune poleman de l’histoire de la Formule 1. Une course où il termine 3ème. La même année, Alonso décroche sa première victoire en Grand Prix lors de la manche hongroise et bat également le record du plus jeune pilote ayant remporté une course en F1 détenu auparavant par Bruce McLaren. La saison 2004 est assez décevante avec une voiture peu performante. Malgré tout, Alonso réussi à finir l’année à la 4ème place au championnat pilotes.

La double couronne (2005-2006)

@F1

Annoncés comme des candidats potentiels pour les titres mondiaux, Fernando Alonso et Renault F1 Team répondent présents en 2005. Une saison impressionnante où le natif d’Oviedo décime la concurrence en remportant 7 des 19 Grands Prix de l’année. Une démonstration de force qui s’est vu, notamment, lors du Grand Prix de Saint Marin où Alonso a résisté pendant plus de 30 tours à la Ferrari de Michael Schumacher. Il devient le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1, à 24 ans. Renault devient, également, champion du monde constructeur. 

Alonso l’a annoncé au mois de décembre 2005, il quittera Renault au terme de la campagne de 2006 pour rejoindre McLaren. Après une première partie de saison maitrisée par l’espagnol, la deuxième est plus difficile avec une rude bataille avec Michael Schumacher de chez Ferrari. Au final, c’est Alonso qui gagne suite à une casse moteur de « Schumi » au Grand Prix du Japon. Il décroche, donc, sa deuxième couronne mondiale.

Une saison sous tensions (2007) 

@F1

Direction McLaren-Mercedes pour Fernando Alonso ! Après des bons essais hivernaux, l’écurie de Woking s’affiche comme un réel prétendant aux titres avec une line-up composée de Fernando Alonso et d’un rookie : un certain Lewis Hamilton. Très bonne première partie de saison puisque Alonso remporte deux Grands Prix, celui de Malaisie et de Monaco juste devant son coéquipier britannique. Des succès qui n’ont pas été appréciés par Hamilton qui affirme que McLaren ne l’a pas laissé attaquer Alonso. C’est à partir de cet instant que les relations sont devenues très tendus entre les deux pilotes. 

De plus, avec une véritable guerre entre Alonso et Hamilton, McLaren est au coeur d’une affaire d’espionnage sur Ferrari. Alonso collabore avec la FIA et donne des preuves de l’implication de McLaren pour avoir une immunité de la part du pouvoir sportif. Fernando Alonso, Lewis Hamilton et McLaren perdent tout lors de la dernière course du championnat au Brésil. Le titre pilote qui était promis à Hamilton ou Alonso revient à Räikkönen et McLaren se voit disqualifier du championnat constructeur.

Retour aux sources (2008) 

@Renault

Suite aux tensions dans l’écurie McLaren, Fernando Alonso revient en 2008 à la « maison », chez Renault F1 Team. Le début de saison est très difficile puisqu’il ne fait aucun podium. Il monte, enfin, sur la plus haute marche en fin d’année lors du Grand Prix de Singapour et il réitère sa performance au Japon la semaine suivante. Il termine la saison à la 5ème place du championnat. 

2009 est bien plus compliquée avec une R29 pas du tout au niveau. Il marque seulement quelques points dans une saison qui a frappé Renault du « SingapourGate ». En effet, en 2008, Renault avait volontairement demandé à son pilote Nelson Piquet Jr de se crasher dans le but de faire sortir la Safety Car pour qu’Alonso s’arrête en premier aux stands pour prendre la tête de la course et l’a remporter. Après avoir reconnu les faits, Renault est suspendue à vie avec sursis de la Formule 1. Dans l’explosion de cette affaire, Alonso fait, tout de même, l’exploit de faire un podium à Singapour. Il finit 9ème du classement pilote ce qui est son pire résultat depuis 2001.

Occasions manquées (2010) 

@F1

En 2010, Fernando Alonso signe chez Ferrari et y restera 5 saisons. Tout commence bien puisqu’il remporte la première course de la saison à Bahreïn. Après une lutte avec Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Mark Webber, il termine, finalement, 2ème du championnat du monde pilotes et perd le titre lors de la dernière course à Abou Dabi au profit de Sebastian Vettel. 

2011 est une saison plus compliquée pour Alonso. L’Espagnol ne remporte qu’une seule course cette année-là pour la Scuderia. Le natif d’Oviedo finit 4ème au classement pilotes. 

Malgré une grande combativité, Ferrari et Alonso ne peuvent résister aux performances impressionnantes de Red Bull Racing en 2012. Alonso termine, une nouvelle fois, 2ème au championnat pilotes juste derrière Sebastian Vettel. « Nando » remporte 3 courses cette saison-là. 

Face à l’excellence de Red Bull Racing avec Sebastian Vettel, Alonso et Ferrari ne peuvent absolument rien faire contre l’écurie de Milton Keynes en 2013. Malgré deux victoires, il est, encore une fois, vice-champion du monde.

2014 est la dernière saison d’Alonso chez Ferrari. Une dernière année triste, sans aucune victoire et une 6ème place au championnat du monde. 

Retour cauchemardesque chez McLaren (2014) 

@McLaren

Alonso revient chez McLaren en 2015 après l’avoir quitté en 2007. La saison commence mal avec un accident lors des essais hivernaux. Un crash lui causant un traumatisme crânien l’obligeant à déclarer forfait pour le premier Grand Prix de la saison en Australie. Il reprend la compétition lors de la course suivante au volant d’une monoplace au moteur Honda peu performante. Une saison désastreuse où il termine à la 17ème position au classement pilotes, avec 11 petits points. C’est son plus mauvais résultat depuis ses débuts en F1 avec Minardi en 2001. 

2016 débute, également, de la plus mauvaise des manières pour Alonso qui est victime, en Australie, d’un des crashs les plus violents de l’histoire de la catégorie. A l’approche du troisième virage de l’Albert Park, il touche la Haas d’Esteban Gutiérrez le faisant décoller avant d’effectuer une série de tonneaux. Voiture totalement détruite mais miraculeusement, Fernando s’en sort indemne. Cependant, par précaution, la FIA ne l’autorise pas à prendre le départ de la course suivante. Il est remplacé par Stoffel Vandoorne. Après avoir repris le volant en Russie, l’espagnol marque 54 points et se classe 10ème au terme de cette saison. 

2017 s’annonce plus que compliqué suite un hiver agité chez McLaren avec son motoriste Honda. L’unité de puissance japonaise n’est pas du tout performante et handicape la MCL32. Alonso abandonne course sur course et termine l’année à la 15ème position au classement pilotes. En décembre, la FIA le fait rentrer au Hall of Fame du sport automobile. 

Participation aux 500 Miles d’Indianapolis (2017)

@Verizon IndyCar Series

Surprise de la saison 2017, Fernando Alonso décide, avec l’accord de McLaren, de participer à la prestigieuse course des 500 Miles d’Indianapolis. Il est, donc, dans l’obligation de manquer le Grand Prix de Monaco et de céder sa place à Jenson Button. A l’Indy 500, il fait une superbe course en faisant toute l’épreuve avec le groupe de tête. Il est contraint à l’abandon à 21 tours de l’arrivée alors qu’il était dans la lutte pour la victoire. Au terme de l’épreuve, il affirme vouloir retenter sa chance dans les prochaines saisons. 

Le retour aux avants-postes ? (2018)

@F1

La saison 2018 s’annonçait prometteuse pour Fernando Alonso. En effet, McLaren change de motoriste pour passer chez Renault. Un nouveau partenariat prometteur pour Alonso et l’écurie de Woking. D’ailleurs, pour le premier Grand Prix de la saison à Melbourne, le natif d’Oviedo fait un excellent résultat en terminant 5ème. Cependant, la MCL33 n’est pas aussi performante que prévu mais Alonso réussit, tout de même, à sauver les meubles en début de saison en inscrivant des points à chaque épreuve sauf à Monaco. Le 10 juin 2018, il prends le départ de son 300ème Grand Prix en Formule 1 au Canada. Malheureusement, le pilote espagnol est contraint à l’abandon au 50ème tour suite à une perte de puissance de sa monoplace.

En parallèle de la F1, Alonso participe au championnat du monde d’Endurance (WEC) et prévoit de disputer les 24 Heures du Mans avec Toyota. Pour sa grande première en WEC, Nando’ remporte les 6 Heures de Spa. De bonnes augures pour les 24 Heures du Mans. 

Alexandre Khaldi