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Après une recrudescence des combats de rue entre milices paramilitaires et opposants au régime de Daniel Ortega, l’opposition nicaraguayenne a appelé à une grève générale pour jeudi. 

Le 19 avril dernier, une vague d’étudiants réclamaient le départ du président Daniel Ortega, qui annonçait il y a quelques semaines sa volonté de modifier le système de sécurité sociale de son pays. Face à la révolte des étudiants, l’ancien guérillero sandiniste n’a pas hésité à mener une répression sanglante, provoquant près de 150 morts.

Depuis, le pays est à moitié paralysé par cette vague de contestation sans précédent. Des mortiers artisanaux dans les mains, les manifestants ont bloqué en plusieurs points les axes routiers, paralysant largement l’approvisionnement du pays. A Jinotepe, à 56 km de Managua, des milices pro-gouvernementales ont attaqué les manifestants retranchés sur leurs barricades, portant le bilan à 148 morts et 1.000 blessés depuis le début des manifestations, le 18 avril dernier. C’est en tout cas ce qui a été annoncé par le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh).

L’opposition au régime de Daniel Ortega a donc fait appel à une grève général. Ce mardi, l’Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie déclarait ceci  « Ce sera une grève civique et pacifique qui touchera tout le pays et toutes les activités économiques, à l’exception des services vitaux et de base ».

Le Nicaragua s’enfonce alors dans une spirale de violence, qui divise encore un peu plus le pays.