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Après la condamnation du Parti Populaire pour corruption, le nouveau gouvernement socialiste de Pedro Sánchez compte bien changer les dynamiques politiques de l’État espagnol. 

Ils avaient promis un changement, et feraient bien de s’y tenir s’ils ne veulent pas perdre leur crédibilité face aux électeurs. Le nouveau premier ministre espagnol Pedro Sánchez a du prouver qu’il n’y aurait plus de place pour la corruption au sein de son nouveau gouvernement. Après une journée mouvementée sur les médias et les réseaux sociaux, le président a du prendre une décision.

Une publication du média digital espagnol El Confidencial la matinée du 13 juin prouvait que le ministre de la Culture et du Sport Máxim Huerta, avait eu des déboires avec le fisc entre 2006 et 2008. À l’époque il déclarait ses revenus personnels comme journaliste et présentateur à travers une société pour allèger ses impôts, ce qui lui valu une amande de plus de 360 000 euros au Ministère des Finances. Un méchanisme qui n’était pas “illégal” à ce moment là, mais plutôt courant pour les “artistes, journalistes et architectes“, se défendait l’accusé mercredi matin.

“Nettoyage et exemplarité”

L’occasion était parfaite pour le leader de gauche et principal opposant du gouvernement précédent, Pedro Sánchez, de prouver que les bases de son nouveau gouvernement remplissent les critères qu’il a toujours défendu: “nettoyage et exemplarité”. Il a inmédiatement demandé des explications à Huerta qui s’est empressé de se présenter au palais de la Moncloa, la demeure présidentielle espagnole, avant de parler avec les médias afin d’éclaircir le scandale.

Si le président comptait pardonner son ministre de la Culture, cette pensée ne fut que fugace. Les réseaux ont resorti une interview de Sánchez en 2015 qui s’engageait à destituer en 24 heures tous ceux qui auraient utilisé une entreprise pour payer moins d’impôts. À ce moment là ces menaces ne visaient personne de son camp, mais plutôt un des membres du parti de gauche alternative Podemos, le professeur Juan Carlos Monedero.

Les propos de 2015, et la promesse qu’il ne tolèrera aucun soupçon de corruption au sein de son éxécutif, ont donc forcé la démission Máxim Huerta. Une décision qui ouvre la porte à une exemplarité qui a souvent manqué à la politique espagnole.