Colombie : l’accord de paix avec les Farc en danger après l’élection d’Ivan Duque

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Ivan Duque est le plus jeune président élu de Colombie ce dimanche 17 juin, à tout juste 41 ans. Cet ancien avocat a remporté l’élection à 54% des voix contre son adversaire Gustavo Petro candidat de gauche.

Un des changements majeurs pour le nouveau président est de “corriger” l’accord historique signé entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie ( FARC) et le président sortant Juan Manuel Santos en 2016. Cet accord a mis fin à cinquante-deux ans de conflits et permis le désarmement des Farcs et leurs reconversions en parti politique. Un pacte qui a valu à l’ancien chef d’Etat le prix Nobel de la Paix, mais jugé trop laxiste pour le vainqueur de l’élection.

Ivan Duqué a toujours été farouchement opposé à cet accord de paix, il a déclaré après sa victoire : « Cette paix dont nous avons rêvé, qui demande des rectifications, aura des corrections pour que les victimes soient au centre du processus, pour garantir vérité, justice et réparation ».

Il veut modifier l’accord de paix pour condamner à la prison les chefs des ex-FARC coupables de crimes graves et leur interdire l’accès au Parlement. La Colombie reste fragile avec des fortes inégalités en matière d’éducation et santé, elle est confrontée à la corruption également et la violence de groupes armés qui se partagent le narco-trafic dans ce pays, premier producteur mondial de cocaïne.

Le parti Farc a immédiatement réagi et appel au bon sens du nouveau président : “Il est nécessaire que le bon sens s’impose; ce que le pays demande c’est une paix intégrale, qui nous mène vers la réconciliation attendue (…) Contourner cet objectif ne peut être un programme de gouvernement”, a indiqué la Farc via un communiqué  en demandant à rencontrer le nouveau président Ivan Duque. Reste maintenant à savoir si cette rencontre aura lieu.

EDDYB Saida