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Ce mardi 19 juin, les Etats-Unis, par le biais de son ambassadrice à l’ONU Nikki Haley, ont annoncé qu’ils quittaient le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. 

Jusqu’où ira la politique isolationniste de Donald Trump ? Après s’être retiré de l’UNESCO et de l’accord de Paris, les Etats-Unis ont déclaré qu’ils quittaient le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

« Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie » a ainsi annoncé Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU.

Une prise de position sur Israël

Si les Etats-Unis ont décidé de se retirer du CDH, c’est parce qu’ils accusent l’organisation d’avoir un biais anti-israélien sur la question du Proche-Orient. « Plus tôt cette année, comme durant les années précédentes, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a adopté cinq résolutions contre israël, plus que le nombre de résolutions combinées contre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie » a déclaré Nikke Haley lors de son discours au CDH.

Une décision hypocrite

Cette annonce intervient au moment où la polémique sur la séparation des familles de migrants où plus de 2000 enfants sont enfermés dans des centres de détentions pour mineurs. Une politique vivement critiquée par le CDH : « Nous sommes profondément préoccupés par le fait que la politique de tolérance zéro récemment mise en place le long de la frontière sud des Etats-Unis a fait en sorte que des personnes prises en flagrant délit d’entrée irrégulière dans le pays font l’objet de poursuites pénales et que leurs enfants leur sont retirés », a déclaré la semaine dernière une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme.

Maxime Lavandier