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L’entreprise Lafarge SA a été mise en examen jeudi dans l’enquête visant des soupçons de financement du terrorisme. Le cimentier franco-suisse a fait savoir qu’il fera appel devant la justice..

Après huit inculpations ces derniers mois de cadres et dirigeants — dont l’ancien PDG de Lafarge de 2007 à 2015, Bruno Lafont — pour financement d’une entreprise terroriste et/ou mise en danger de la vie d’autrui , la filiale française de Lafarge était de nouveau sous le feu des projecteurs ce jeudi. La filiale française  du cimentier franco-suisse Lafarge Holcim a été mise en examen jeudi en tant que personne morale pour financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité dans le dossier de sa cimenterie syrienne. Les chefs d’acccusations sont nombreux, entre « violation d’un embargo »« mise en danger de la vie d’autrui »« financement d’une entreprise terroriste » et « complicité de crimes contre l’humanité ». Lafarge SA est soumis à un contrôle judiciaire comprenant une caution de 30 millions d’euros, alors que cette décision est « conforme » aux réquisitions du parquet de Paris, a précisé la source judiciaire.

A travers un communiqué, Lafrage SA a reconnu ses torts: “Lafarge SA reconnaît que le système de supervision de sa filiale syrienne ne lui a pas permis d’identifier les manquements survenus à la suite d’une violation sans précédent des règlements et des règles de conformité internes par quelques personnes qui ont quitté le groupe”

LafargeHolcim a fait savoir jeudi qu’il fera appel devant la justice, après l’annonce de la mise en examen de sa filiale française Lafarge SA en France pour financement présumé d’une entreprise terroriste en Syrie.

Bertrand Bielle