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8 h 10, lundi 23 juillet 2018, c’est une trentaine de fourgons de police qui ont évacué le campement de migrants autour du Square Daviais, à Nantes. Dans ce parc du centre-ville, près de 400 migrants avaient trouvé refuge sous des tentes depuis environ un mois.

La semaine précédente, la préfecture de Loire-Atlantique avait demandé au tribunal administratif l’autorisation d’évacuer le square avançant un péril sanitaire. « L’objectif de cette expulsion est de mettre fin à une situation présentant des risques élevés pour la santé et la salubrité publiques », a-t-elle indiqué dans un communiqué.  Avec un seul point d’eau et un seul sanitaire pour 378 migrants, la gale et la tuberculose menaçaient de plus en plus.

Le juge des référés a donc ordonné aux migrants de « libérer » les lieux sans délais. Sans solution pour un hébergement, les exilés sont restés dans le parc. Une centaine de places d’hébergement auraient été trouvées pour protéger les plus fragiles mais les associations ont manifesté leur colère quant aux 300 autres laissés sans logement.

Les occupants du square ont donc dû ramasser leurs affaires et se dirigé vers la salle de la ville où est installé un guichet unique d’accueil temporaire. L’évacuation s’est faite dans le calme et a duré moins de deux heures. Des bulletins en français, anglais et arabe ont été distribués aux personnes migrantes (originaires essentiellement du Soudan et d’Érythrée ) pour qu’elles puissent faire examiner leur situation par les services de l’État au guichet.

Vers 10h, tous les occupants ou presque ont quitté le square et se sont dirigés vers la salle de l’Egalité ou un examen de leur situation est en attente. Les bénévoles ont pris le relais pour rassembler les dernières affaires et une vingtaine d’agents de la métropole ont nettoyé le square.

Claire Lefeuvre