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crédit : Photo Alexandre Vlachos / EPA

Un violent incendie a ravagé des zones habitées autour d’Athènes en Grèce, lundi 23 juillet au soir. Au moins 50 personnes ont trouvé la mort, pris aux pièges par les flammes et le bilan risque de s’alourdir.  

Au cœur d’une ceinture de feu, le pays a été dévasté par endroits. Les feux ont fait au moins 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves, selon un bilan encore provisoire. Mardi matin à l’aube, les feux n’étaient pas encore maîtrisés selon les pompiers et d’autres incendies se sont déclarés dans la nuit.

Le piège s’est essentiellement refermé dans les environs de Mati à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes a annoncé le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, dans un message télévisé. Dans leurs maisons ou leurs voitures, les habitants se sont retrouvés prisonniers des flammes. Parmi les victimes, un groupe de 26 personnes, carbonisées, a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati a indiqué un responsable de la Croix-Rouge.

Quatre corps dans la mer, trois femmes et un enfant, ont été retrouvés. Ils se seraient réfugiés dans l’eau pour échapper aux flammes. Ce sont plus de 300 pompiers qui se sont mobilisés, assistés de volontaires, pour lutter contre les flammes. Les opérations aériennes, menées par huit avions et neuf hélicoptères ont dû, elles, être stoppées pour la nuit. Pour évacuer les résidents et touristes vers le port de Rafina sur la côte orientale de l’Attique, neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et plusieurs dizaines de bateaux privés, assistés d’hélicoptères de l’armée, ont été mobilisés. Les rescapés ont été transférés vers des hôtels et des camps militaires.

La Grèce a demandé l’aide des autres pays en activant le mécanisme européen de protection civile. Elle a également demandé des drones aux Etats-Unis “pour observer et détecter toute activité suspecte”, en raison de “15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents en Attique”, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Le président de la République et le premier ministre Alexis Tsipras ont suspendu leurs activités pour suivre les opérations.