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Le président vénézuélien Nicolas Maduro a reconnu la défaite du modèle de production que lui et son gouvernement ont mis en application depuis des années.

Avec une hyperinflation à son paroxysme et quatre ans de récession, le Venezuela traverse une longue crise économique. Nicolas Maduro a reconnu que les mesures prises par son gouvernement pour amoindrir les dégâts n’ont pas été concluantes. «  Les modèles productifs que nous avons testés jusqu’à présent ont été un échec et c’est notre responsabilité, la mienne, la tienne  », a déclaré lors d’un discours lundi soir le chef de l’État socialiste à l’occasion du congrès de la formation au pouvoir, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV).  Le gouvernement vénézuélien a nationalisé des pans entiers de l’économie, comme le ciment et l’acier, exproprié des centaines d’entreprises et, plus récemment, fait appel à l’armée pour contrôler les marchés municipaux afin de tenter de contrôler l’envolée des prix. L’inflation pourrait aisément atteindre 1.000.000% cette année au Venezuela, selon le Fonds monétaire international, alors que le PIB devait s’effondrer de 18%. L’Etat contrôle les prix dans différents secteurs et détient le monopole des devises à travers un contrôle des changes. “J’estime qu’il faudra deux ans environ pour revenir à la stabilité et que nous puissions observer les premiers signes de la nouvelle prospérité économique, sans abandonner pour autant la protection et la sécurité sociale”, a assuré Maduro.

Parmi les objectifs pour remettre sur pieds l’économie, le président Nicolas Maduro veut “arriver à une production de 6 millions de barils par jour (mbj) en 2025 ou avant”, alors que la production pétrolière au Venezuela est en chute libre depuis des années. Tandis que le secteur agricole vénézuélien ne participerait qu’à un quart de la consommation nationale, contre 75% par le passé, selon la Fédération nationale des agriculteurs. L’industrie, de son côté, est à 30% de ses capacités, a confirmé la Confédération vénézuélienne des industries.