L’homéopathie fait débat

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Depuis le 19 mars dernier la polémique enfle autour de l’utilisation de l’homéopathie au sein de l’ordre des médecins. Une tribune avait lancé le débat entre médecins contre l’utilisation de cette médecine et ceux qui y sont favorables. Certaines facs commencent à supprimer leurs diplômes d’homéopathie.

Une homéopathie qui divise

C’était le 19 mars dernier dans les colonnes du Figaro. 124 médecins avaient signé une tribune dans laquelle ils dénonçaient une pratique médicale : l’homéopathie. Considérant les praticiens de cette méthode de “charlatans” ils souhaitaient que cette pratique ne soit plus considérée comme médicale par les pouvoirs publics.
La réaction ne s’était pas fait attendre et à la fin de ce même mois de Mars une soixantaine de plaintes avaient été déposées devant l’Ordre des médecins contre cette tribune. Cette action avait rapidement été suivie par le syndicat national des médecins homéopathes français.
La polémique n’est pas nouvelle et fait régulièrement débat. l’homéopathie est considérée par ces détracteurs comme un “placebo” et non comme une médecine fiable. Les partisans de cette méthode se défendent en présentant une médecine moins agressive. Le principe de l’homéopathie selon Samuel Hahnemann est de “stimuler le système d’auto guérison du corps”. C’est donc une médecine individuelle.

La polémique enfle encore

Depuis le 31 août le débat a pris une nouvelle tournure. La faculté de médecine de Lille avait annoncé la suspension de son “diplôme d’université d’homéopathie pour l’année universitaire”. Malgré la réunion des doyens des facultés de médecine ce 6 septembre , dont le but était de calmer les choses, la faculté des Sciences d’Angers a suivi le mouvement engagé par l’université lilloise et a également suspendu son diplôme universitaire d’homéopathie. En pleine polémique et pour ne pas arranger les choses le directeur général de Boiron, le géant homéopathique français, a annoncé  ce jeudi  qu’il quittait ses fonctions. Afin de régler au plus vite cette affaire la Haute Autorité de santé s’est saisie du dossier depuis le premier août et devrait rendre son avis au cours des prochains mois

 

Maxime Le Nail