Hélène Pastor : qui était la milliardaire monégasque

466
0
SHARE

Aujourd’hui s’ouvre le procès des présumés meurtriers d’Hélène Pastor. Cette femme d’affaire et milliardaire monégasque a été assassinée alors qu’elle rendait visite à son fils, victime d’un AVC à l’hôpital.

La famille Pastor, fortune monégasque

Arrivé dans les années 1926 de façon définitive à Monaco, Guildo Pastor va monter un véritable empire immobilier qu’il va faire fructifier pendant des années. Il sera notamment à l’origine de nombreux projets immobiliers comme le Stade Louis II de Monaco. Proche de la famille Royale du Rocher, Guildo aura trois enfants : Michel, Victor et Hélène (aujourd’hui tous les trois décédés). Il va, grâce aux affaires, devenir la première fortune monégasque. En 1990, il meurt et laisse son empire à ses enfants. Si les garçons préfèrent investirent dans d’autres domaines, Hélène va prendre le relais de l’entreprise familiale. Considérée comme une femme d’affaire redoutable, elle va continuer l’oeuvre de son père. Du “Guildo Pastor Center”, elle gère son empire d’une main de fer. Elle n’est pas très mondaine et préfère laisser ça à ses frères. Les gens qui la connaissent expliquent qu’elle a deux choses dans sa vie : son travail et sa famille. Elle est mère de deux enfants, Guildo et Sylvia Pastor. Les deux enfants sont issus d’histoires différentes. Elle est décrite comme une tout autre femme dans le cadre familiale, c’est une mère aimante et bienveillante.

Un assassinat violent

Le 6 mai 2014, elle va à l’hôpital de Nice pour rendre visite à son fils Guildo, victime d’un AVC. Sur le parking du bâtiment, après sa visite, un homme tire sur elle et sur son chauffeur. Elle succombera à ses blessures 15 jours plus tard, à l’âge de 77 ans. Les premiers soupçons portent sur un règlement de compte dans les affaires de la businesswoman. Mais très vite, c’est vers le gendre d’Hélène Pastor que les regards vont se tourner : l’homme d’affaire polonais, Wojciech Janowski. La milliardaire monégasque avait déjà des inquiétudes vis à vis de cet homme et avait peur qu’il s’intéresse d’avantage à la fortune familiale qu’à sa fille, Sylvia. De plus, au moment des faits, il avait de gros problèmes financiers. Il avouera dans un premier temps avoir commandité le meurtre de sa belle mère, alors qu’il n’avait pas d’avocat, avant de se rétracter. Luc Febbraro, qui va devenir l’avocat de l’accusé, va alors clamer son innocence mais en vain. L’homme d’affaire polonais est depuis quatre ans derrière les barreaux.

Il va donc comparaître devant la cour d’assises avec neuf autres suspects pour assassinat, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs. Le procès devrait durer quelques semaines.

 

 

Maxime Le Nail