Alexandre Benalla devant la commission d’enquête du Sénat

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Ce mercredi matin, Alexandre Benalla auditionnait devant la commission d’enquête du Sénat. L’ancien chargé de mission de l’Elysée devait répondre à de nombreuses questions après les événements du mois de mai dernier.

Une audition attendue

Pendant plus de deux heures, Alexandre Benalla a répondu aux questions des sénateurs sur ses fonctions au sein de l’Elysée. Après quelques doutes, lors des dernières semaines, quant à sa présence, l’ancien chargé de mission était bien là ce matin devant le Sénat. Ce moment était très attendu par la classe politique française ainsi que par de nombreux français. Des réponses ont donc été apportées sur les zones d’ombre de l’affaire. Alexandre Benalla semblait lui, très bien préparé à cet entretien et a répondu à toutes les questions .

Ce qui a été dit

Alexandre Benalla a tout d’abord souhaité présenter ses excuses à l’Institution du Sénat et plus particulièrement à Philippe Bas, le Président de la Commission des lois constitutionnelles du Sénat, qu’il avait défini sur France Inter de “petit marquis”. Suite à cela, il a commencé à répondre aux quelques cinquante questions prévues par les sénateurs en promettant de dire ” toute la vérité, rien que la vérité”. Il a tout d’abord tenu à préciser aux Sénateurs qu’il était actuellement sans emploi. Sur sa mission pour le compte de l’Elysée, il est resté tout de même assez flou, expliquant qu’il n’était pas le garde du corps du Président de la République et qu’il n’était pas non plus policier. Il se considère comme un “coordinateur” au service de la sécurité d’Emmanuel Macron.

Le port d’arme et l’accès à l’Assemblée Nationale

La question du port d’arme a été soulevée par les sénateurs. A cela, Alexandre Benalla a répondu qu’il l’avait obtenu pour sa “sécurité personnelle”,  en rejoignant l’Elysée. Pour quelle raison à ce moment précis ? D’après ses dires ce serait à cause d’une médiatisation personnelle forte, notamment pendant la campagne. Philippe Bas a tenu à préciser que ce permis lui avait été accordé par la préfecture de police pour des “missions de police”. Il avait aussi un badge lui permettant l’accès à l’Assemblée Nationale. A cela, Alexandre Benalla a expliqué que lorsque vous devenez un collaborateur du Président de la République, le processus est automatique.

Une audition qui laisse des doutes. 

Après 147 minutes de questions et de réponses, l’audition d’Alexandre Benalla s’est conclue. A la sortie, les députés ont exprimé leur déception à la suite de cet entretien et notamment sur les zones d’ombre qui n’avaient pas été levées. Malgré des réponses préparées de la part du chargé de mission de l’Elysée, l’affaire semble toujours compliquée à gérer et des doutes subsistent encore.
Après Alexandre Benalla, ce fut au tour de Vincent Crase, deuxième homme de l’affaire, de répondre aux Sénateurs.

 

Maxime Le Nail