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Les orques, ces mammifères marins imposants, vivent majoritairement dans les eaux arctiques et antarctique mais l’espèce est aujourd’hui en grave voie d’extinction. Alors qu’à San Juan en Colombie Britannique à l’ouest du Canda, les orques résidentes du sud s’éteignent les unes après les autres, le mouvement #Wearetheorca a été créé.

Le mouvement #Wearetheorca a été crée par un collectif de passionés pour sauver les orques résidentes du sud en Colombie Britanique. Morgane Trussardi est l’initiatrice de ce grand projet. Blogueuse de Little Gypsy et passionnée de nature, elle emmène avec elle le blogueur voyage Bruno Maltor de Votre Tour du Monde, les youtubeurs Le Grand JD et Léa Camilleri , le photographe FabWildPix, la réalisatrice Clara Domas de TakeALupus et la reporter Marie Wild pour se réunir dans les îles de San Juan pour observer les orques, rencontrer les associations et sensibiliser le plus de monde possible.

Les orques résidentes du sud n’étaient plus que 75 il y a alors quelques semaines mais on n’en dénombre aujourd’hui plus que 74. Le décès de Scarlet, une petite orque âgée de 3 ans, dans les eaux Canadiennes, a en effet provoqué l’indignation. En cause, le manque de nourriture. La mère qui s’est affamée, a tenté de nourrir son petit mais cela n’a malheureusement pas été suffisant à sa survie. Cet été dans la mer des Salish (voie maritime reliant l’état de Washington aux USA au nord de Vancouver au Canada), c’est un autre événement tragique qui a été fortement relayé. Après la perte insoutenable de son nouveau né, lorque Tahlequah a trainé le corps de son bébé mort pendant 17 jours avant de finalement lâcher prise.

L’un des gros projets de #Weaeretheorca est la destruction de quatre barrages de la rivière Snake. A l’arrêt depuis déjà trois ans, ces murs de bétons sont responsables de la disparition du saumon quinnat, empêchant leur remontée. Les orques ne se nourrissant exclusivement que de saumon, leur perte progressive n’est pas un hasard. Ils ne peuvent plus se nourrir correctement et protéger les plus jeunes.

Mais le manque de nourriture n’est pas la seule cause de la disparition des orques. La pollution sonore créée par l’homme a un impact bien plus fort que l’on imagine. Les navires de marchandises ou de pêches qui passent dans les eaux où résident ces animaux ont des pics d’émissions sonores qui nuisent à la vie en communauté des orques. On décèle dans un rayon de 3km, de hautes fréquences supérieures à 10 000Hz or 10 000 Hz est exactement la fréquence que les orques utilisent pour communiquer entre elles et chasser. Elles ne sont donc presque plus en mesure de se parler et se nourrir. En plus du trafic maritime, le gouvernement canadien veut agrandir la “Trans Mountain Pipeline“. Il s’agit d’un réseau de tuyaux de plusieurs centaines de kilomètres qui transporte du pétrole depuis l’Alberta jusqu’à la côte de la Colombie Britannique. Ce projet reviendrait à multiplier le trafic maritime par sept et donc à condamner les résidentes du sud.

Le hastag #Wearetheorca a inondé les réseaux sociaux pour mobiliser, sensibiliser et faire passer un message. Afin de faire bouger les choses, une pétition à été lancée « Southern Resident Killer Whale Chinook Salmon Initiative » pour faire tomber les barrages et libérer les saumons. Une cagnotte gofundme a également été mise en place pour venir en aide aux associations et bénévoles qui se battent depuis des années pour sauver les orques résidentes du sud.

Claire Lefeuvre