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Ce jeudi , Teddy Riner a donné une conférence de presse en compagnie de Franck Papazian, fondateur et président du groupe Mediaschool, devant une assemblée de journalistes et futur journalistes. L’objectif pour lui de dévoiler son nouveau projet…

On en sait plus sur l’avenir de Teddy Riner. Alors qu’il a préféré faire l’impasse sur les Mondiaux 2018 à Bakou, le célèbre judoka français n’a pas chômé pour autant cette année. En effet, ce jeudi, le natif de Pointe-à-Pitre a présenté son nouveau projet : la Paris School of Sports. Sous ce nom se cache une école pour les étudiants et les anciens sportifs qui se situera dans le XVIeme arrondissement de la capitale française. Cette école proposera une formation sur un panel de métiers en lien avec le sport. En association avec MediaSchool, Riner a de la suite dans les idées et aimerait former ceux qui travailleront bientôt pour les grands évènements sportifs organisés dans l’Hexagone, et notamment les Jeux Olympiques de Paris en 2024: “Les Jeux à Paris sont le départ de l’aventure. C’est une fête dans la plus belle ville du monde. Les JO véhiculent pas mal de choses. Ca va impulser une dynamique pour beaucoup de monde.”

Pourquoi vouloir s’impliquer maintenant ?
« La vie montre que parfois on a des opportunités et elle est arrivé que maintenant. J’ai ce soucis de la transmission ».

Puisque vous parlez de transmission , cela faisait partie d’un projet ou est-ce simplement une opportunité que tu as saisie ?
« J’avais déjà ça en tête, “Comment faire pour transmettre aux jeunes ?” Lorsque l’on m’a présenté Franck Papazian , j’ai dis oui tout de suite car on était en symbiose, avec la même façon de fonctionner. Et l’envie de donner aux jeunes la chance d’avoir la meilleure formation et faire ce qu’ils ont envie de faire à la sortie. »

Quel va être votre rôle au delà d’être actionnaire ?
« J’aimerai que mon image serve à impulser quelque chose pour les jeunes. J’ai le soucis que les jeunes puissent avoir la même chance que tout le monde. On va faire en sorte d’être les meilleurs, pour que ce soit plus facile pour eux d’avoir un travail demain. Mais je ne suis pas qu’une image non plus. Je tiens a avoir mon mot à dire, car je connais les problématiques du sport ».

Quelle est la proportion de l’alternance durant cette formation ?
« 100% ! C’est la recette pour leur garantir 100% d’employabilité. Difficile en terme d’organisation. Une des recettes qui permet de booster l’employabilité ».

Comment impliquer les fédérations et partenaires de fédérations ?
« Certaines écoles sont partenaires avec l’INSEP et Je veux être partenaire avec l’INSEP car les sportifs doivent avoir cette chance. Tout le monde à l’INSEP connait les problématiques du sport. J’y ai vu des sportifs qui pensaient à l’après carrière. Je les ai senti concernés. Et ils sont très motivés à l’idée de rejoindre cette école ».

Vous avez parlé de l’INSEP comme partenaire, mais pensez-vous avoir d’autres partenaires?
« Biensur, tout le monde, toutes les fédérations. J’ai déjà pas mal de mes partenaires qui sont intéréssés. Avec cette école, on va créer des métiers, des étudiants qui vont sortir avec la connaissance. Donc on aura tous ceux qui sont concernés par ce projet. »

Avez-vous eu peur d’échouer en tant que sportif pro et estcepour cela que vous vus investissez ?
 « Non je n’ai pas peur car j’ai toujours fait ce qu’il fallait pour gagner. Mais mon père m’a toujours dit « et si tu te blesses ? »  C’est resté dans ma tête. Donc j’ai ce soucis dans ma tête et cette problématique. J’ai toujours anticipé. Et quand on a envie de transmettre on veut que ses potes qui ne réussissent pas, y arrivent. J’ai envie que ceux-la puissent intégrer ce genre de formations. Je veux pas qu’on tombe dans le stéréotype  “le sportif n’a rien dans la tête”, je veux qu’ils aient des beaux diplômes et un beau boulot. C’est dans ce sens. »

 Vous avez parlé de votre rôle dans l’établissement mais allez-vous intervenir ?
C’est prévu. On me demandera d’intervenir sur une thématique bien spécifique. Déjà je serais la à chaque rentrée. 

Ce projet vous tient à coeur mais est-ce aussi une manière de préparer l’après carrière ?
« Oui biensur, content de faire de belles actions et de beaux projets , je suis plus dans la fibre entreprenariat ».

N’avez vous pas peur que ces activités extérieures vous ralentissent dans votre progression ?
« Non ! Mon but est dette Champion Olympique à Tokyo donc je ferais ce qu’il faut pour y arriver. Ce que je veux, c’est une 3ème médaille olympique. Je veux que ce soit à Tokyo pour l’histoire de mon sport. Devenir ce champion dans mon sport… Il manque cette petite médaille. Il me faut une médaille de plus que Namura ».

Jérémy CESAR